Émile Hinzelin,
Notre Joffre, maréchal de France
(1917)
“ Ah! si les soldats avaient à peindre leur chef! Mais ne nous font-ils pas saisir d'une façon merveilleusement claire ce qu'ils pensent de lui, en allant irrésistiblement à la victoire sur son ordre? N'est-ce pas le portrait même de leur chef suprême qu'ils tracent avec leur sang? Si un de leurs officiers tombe blessé, ils vont le chercher sous les obus. Souvent même, à travers les balles, ils vont reprendre son cadavre. Un officier même mort, c'est toujours un peu du drapeau. Le général Joffre a remis à ses successeurs une armée prête à la victoire et déjà habituée à vaincre. ”
