Émile Hinzelin,
Foch
(1918)
“ De 1896 à 1901, chaque année, les 90 officiers, en entrant à l'école, se disaient : « Nous serons les élèves de Foch. » Sans l'avoir vu, ils reconnaissaient son grand front, son profil droit, sa rude moustache, son menton solide, sa voix puissante, sa dialectique fine et serrée sous une apparence un peu fruste d'improvisation, sa pensée toujours maîtresse d'ellemême et qui s'était vouée tout entière au service de la patrie. « Qu'est-ce qu une victoire ? » se demandait Foch. Il répondait sans hésiter : « C'est une bataille où on ne veut pas s avouer vaincu. » ”
