Résumé

Henry Ruffin La ruée, ou L'histoire d'une déception… (1918)

Quelque huit cents mètres au delà de l'éperon du Polygone, apparaît la ligne sombre des hauteurs de Gheluvelt-Becelaere à Paschendaele; c'est de là que l'ennemi retranché dirige son tir sur nous, c'est aussi son dernier rempart.
A nos pieds, cette agglomération de ruines blanches posée au centre du paysage, au pied de la crête de Becelaere, c'est Zonnebeke ; les obus en dispersent les derniers vestiges. On s'y
bat sous nos yeux dans une tourmente de fer, de gaz et de feu.
Source : Gallica

Henry Ruffin La ruée, ou L'histoire d'une déception… (1918)

Quel chemin ! jamais, non jamais, ni pendant la première bataille de la Somme, ni pendant la bataille de l'Ancre, ni même pendant la bataille des Flandres de l'an dernier, jamais je n'ai vu pareil charroi, dénombré tant de troupes, tant de voitures, tant de chevaux, vu pareille accumulation de troupes et de matériel, entendu tant de cris et de commandements et pour tout dire ou mesurer dans un si petit espace l'activité dont l'humanité en guerre est capable.
Source : Gallica

Henry Ruffin La ruée, ou L'histoire d'une déception… (1918)

Qui ne voit encore aujourd'hui que la crête de Paschendaele forme un coin aigu enfoncé au cœur de la défense allemande en Belgique? Que de là nos canons pourront tirer dans le dos des Allemands de Dixmude à gauche et de Meniii à droite, et qui pouvait dire, au moment où se déroulait la lutte, à quoi se résoudrait l'ennemi contraint par la force des armes à cette alternative : ou bien demeurer, sous le feu de l'artillerie, au pied des crêtes conquises par nous ; ou bien se retirer devant une armée bien résolue à la poursuivre?
Source : Gallica

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