Résumé

Jean de Pierrefeu L'offensive du 16 avril : la vérité sur l'affaire Nivelle (1919)

Et quand on songe au terrain sur lequel va se dérouler cette marche intensive, ce plateau qui descend en pentes raides vers l'Aisne, ces éperons abrupts, ces vallons étroits, ces creutes profondes capables d'abriter un bataillon, cette forteresse naturelle garnie de troupes que l'ennemi renforcera peu à peu, à mesure que l'offensive se fait attendre et qui prend l'aspect d'un vaste camp retranché, l'on ne peut s'empêcher de frémir en voyant quels objectifs on assigne à nos divisions.
Source : Gallica

Jean de Pierrefeu L'offensive du 16 avril : la vérité sur l'affaire Nivelle (1919)

Il faut maintenir, écrit-il, le caractère de violence, de brutalité et de rapidité. C'est dans la vitesse et dans la surprise, causée par l'irruption rapide et soudaine de notre infanterie sur les troisième et quatrième positions, que réside le succès de la rupture. Aucune considération ne doit intervenir qui soit de nature à entraver l'élan de l'attaque. Il faut que la Xe armée talonne au plus près les corps qu'elle est appelée à dépasser, qu'elle les dépasse sans arrêt et qu'elle entame sa progression au delà de leur front, audacieusement et sans hésitation.
Source : Gallica

Jean de Pierrefeu L'offensive du 16 avril : la vérité sur l'affaire Nivelle (1919)

Pris comme dans une tenaille, entre Bapaume et Vimy par les Anglais, entre Somme et Oise et entre Reims et Soissons par les Français, obligé de faire face à des attaques successives sur 150 kilomètres, il risquait de se voir enfoncé sous ces pressions convergentes.
Un large pan du front allemand en s'écroulant pouvait entraîner la dislocation complète du système défensif de nos ennemis. D'où la possibilité de les obliger à un repli précipité qui, accompli en pleine bataille, ouvrait le champ aux éventualités fructueuses de la guerre de mouvement.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature