Raymond Lafitte, L'artillerie d'assaut de 1916 à 1918 (1920)
“ Bientôt, des positions de Juvincourt et du bois Claquedents, l'artillerie ennemie, tirant de plein fouet, fait son œuvre destructrice, pareille à un cyclone frappant des vaisseaux désemparés sur une mer houleuse. Vers midi, cinq chars prennent feu et flambent; deux autres sont attaqués par un canon de 77 que trois artilleurs allemands continuent à servir, dissimulés là, tout proche, suivant la tactique innovée par l'ennemi pour la lutte antichars, duel épique où succombent, l'un près de l'autre, les deux adversaires qui se sont porté mutuellement des coups mortels. ”
