Résumé

Raymond Lafitte L'artillerie d'assaut de 1916 à 1918 (1920)

Bientôt, des positions de Juvincourt et du bois Claquedents, l'artillerie ennemie, tirant de plein fouet, fait son œuvre destructrice, pareille à un cyclone frappant des vaisseaux désemparés sur une mer houleuse.
Vers midi, cinq chars prennent feu et flambent; deux autres sont attaqués par un canon de 77 que trois artilleurs allemands continuent à servir, dissimulés là, tout proche, suivant la tactique innovée par l'ennemi pour la lutte antichars, duel épique où succombent, l'un près de l'autre, les deux adversaires qui se sont porté mutuellement des coups
mortels.
Source : Gallica

Raymond Lafitte L'artillerie d'assaut de 1916 à 1918 (1920)

Pour la journée du 17, les chars, se jetant en travers sur les lignes de marche de l'ennemi qui objective Montmirail, forment l'armature de la barrière au delà de laquelle il ne passera pas.
Ainsi, au bout de trois jours, l'offensive allemande du 15 juillet 1918, la grande pensée de Ludendorff, se brisait aux tanks français de la forêt de Condé-enBrie, comme le tranchant de la cognée se brise au cœur du chêne qu'elle veut abattre et où elle rencontre un nœud profond et plus dur que l'acier.
Source : Gallica

Raymond Lafitte L'artillerie d'assaut de 1916 à 1918 (1920)

Vaguement l'artillerie, ennemie tirait cependant çà et là. Soudain, à 4 h. 35, toutes les crêtes s'illuminent; ce sont nos batteries qui déchaînent un feu infernal; l'attaque d'infanterie part aussitôt. Dans la demi-obscurité les chars ont pris aussi le départ et se hâtent vers les lignes. Un léger brouillard dans la plupart des secteurs, puis le temps couvert toute la matinée vont favoriser la marche.
Source : Gallica

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