Historique du 2e bataillon de chasseurs à pied… (1920)
“ A dix kilomètres en profondeur, les trous d'obus sont jointifs; pas une maison, par un arbre intact; quelques pans de murs indiquent l'emplacement d'un village. Sur la route de Bapaume, les spectres des arbres hachés se profilent dans la nuit sombre et le vent en sifflant dans leurs carcasses dépouillées et meurtries leur arrache une plainte lugubre. Le manque de communications avec l'arrière donné au bataillon une sensation d'étouffement. Le ravitaillement en munitions, matériel et vivres ne peut se faire que la nuit au prix d'énormes difficultés et de périls sans nombre. ”
