Résumé

Le 18e bataillon de chasseurs à pied pendant la campagne 1914-1918 (1920)

Les attaques ont commencé dès février. Le Bataillon, cantonné à Herpont le 28, se met en marche le 1er mars vers le champ de bataille. Pluie et neige. Le paysage surprend : vastes étendues, molles ondulations, çà et là quelques boqueteaux de pins bas.
Où sont les bois de l'Argonne et leurs vastes replis qui peuvent abriter des divisions entières? Ici c'est le terrain nu, la lutte au soleil. Partout des bivouacs, des chevaux. Le long de l'unique route de Somme-Tourbe à Minaucourt un va-et-vient incessant de troupes, de convois que doublent à toute allure des autos de tourisme.
Source : Gallica

Le 18e bataillon de chasseurs à pied pendant la campagne 1914-1918 (1920)

Épuisées par une chaleur étouffante, les compagnies exécutent leur repli sous un violent tir d'artillerie qui coûte la vie au lieutenant DE PERINI, contournent à l'ouest le bois de Latilly. Les débris du Bataillon vont s'engager sur Neuilly-Saint-Front, indiqué la veille comme axe de retraite lorsqu'on apprend que le village est aux mains de l'ennemi depuis 10 heures. Latilly, d'autre part, vient d'être occupé par eux. C'est entre les deux mâchoires prêtes à se refermer que les derniers chasseurs réussissent à passer, accompagnés dans leur retraite par le feu des mitrailleuses ennemies.
Source : Gallica

Le 18e bataillon de chasseurs à pied pendant la campagne 1914-1918 (1920)

Nos troupes se terrent; à leur tour elles creusent des tranchées profondes, font des boyaux de communication, des épaulements de pièces; de part et d'autre, la pelle et la pioche alternent avec le fusil et le canon. C'est la « guerre de tranchées », dira-t-on bientôt. C'est la guerre active, farouche, cruelle, dans laquelle chacun guette son ennemi, dans laquelle on fait peu de quartier.
Source : Gallica

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