Résumé

Historique du 7e bataillon de chasseurs alpins… (1923)

Dans la nuit du 19 au 20 août, le bataillon relève le 13e B. C. A.
au sud de Maurepas. Au petit jour, nos chasseurs inspectent curieusement leur nouveau domicile. L'évasement des tranchées, la juxtaposition des entonnoirs, l'abondance des débris de toutes sortes qui jonchent le sol, autant d'indices d'un bombardement massif et prolongé. Et cependant aucun abri n'existe dans le secteur.
Le regard qui porte au loin dans cette plaine, ne rencontre pas un village, pas un arbre, pas trace de végétation. On ne peut rien imaginer de plus triste, de plus laid que ce paysage en grisaille.
Source : Gallica

Historique du 7e bataillon de chasseurs alpins… (1923)

Le sol saturé d'eau est un cloaque de boue gluante. Il faut faire des efforts inouïs pour avancer et, à chaque pas, on entraîne après soi des blocs de terre grasse ; des trous d'obus, pleins de boue liquide sont autant de pièges sournois.
L'ennemi, pressentant l'attaque prochaine, s'inquiète et déclanche de temps en temps de violents barrages. Pour éviter les obus, il faudrait se hâter vers le boyau, courir! Peut-on y songer? Pour porter un pied en avant, il faut dégager l'autre de la boue qui le retient. On marche toujours, les heures passent monotones. Enfin, voici le boyau!
Source : Gallica

Historique du 7e bataillon de chasseurs alpins… (1923)

Le lendemain, une dernière attaque ennemie est encore repoussée, au cours de laquelle le capitaine BARTHÉLEMY et le lieutenant DURAND trouvent une mort glorieuse.
Enfin, lassé de ses infructueuses tentatives et lourdement éprouvé, l'ennemi regagne ses tranchées et, pour venger ce grave échec, l'artillerie allemande arrose inlassablement nos positions.
Le succès est tel que nos chasseurs, indifférents au bombardement, contemplent d'un œil narquois les centaines de cadavres qui gisent devant le front du bataillon.
Source : Gallica

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