Résumé

Historique du 26e bataillon de chasseurs à pied… (1919)

Tandis qu'au loin la fusillade se propage comme une fumée emportée par le vent, progressivement le calme renaît, encore quelques fusées éclairantes, quelques coups de fusil et la nuit redevient noire et silencieuse. Sans ordres, tout le monde se lève, et la marche continue. En tâtonnant dans l'obscurité on trouve ceux qui attendent la relève : « Chut ! pas si fort, l'ennemi est là tout près, de jour il voit tout, impossible de lever la tête, presque tous les créneaux sont repérés, leur artillerie tire presque tout le temps, ça va encore chauffer. »
Source : Gallica

Historique du 26e bataillon de chasseurs à pied… (1919)

Les obus sifflent et éclatent partout défonçant le sol, éboulant les parapets ; c'est la 2e compagnie, au polygone, qui encaisse le plus.
Au milieu d'une section, brusquement une explosion surprend tout le monde, trois chasseurs restent étendus, tandis que les autres tout autour se déplacent comme pour s'assurer qu'ils ne sont pas touchés, les uns d'ailleurs sont blessés et s'en vont, se tenant un bras ou la tête ou sautillant sur une jambe, les autres cherchent, en une place plus tranquille. Mais où aller ? les obus tombent partout.
Source : Gallica

Historique du 26e bataillon de chasseurs à pied… (1919)

Jusqu'au 3 juin la vie d'un secteur agité qui, après une attaque, cherche un régime d'équilibre, continue.
Matin et soir, les avions ennemis viennent faire leurs petites reconnaissances, souvent très près du sol. Le capitaine Didier, enragé mitrailleur, dispose la moitié de ses pièces contre eux et réussit à en descendre deux.
Pendant ce temps, l'humble chasseur, simple et héroïque, continue à travailler, à veiller, à faire des corvées, toujours prêt à se battre, avec toujours
présente près de lui la menace de mort, car les obus tombent un peu partout et font des victimes.
Source : Gallica

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