Résumé

Historique du 17e bataillon de chasseurs à pied pendant la guerre 1914-1918 (1920)

Dès le début de l'action, le commandant MARCHANT fut mortellement blessé. Alors que, selon son habitude, il était en tête de son bataillon, donnant ses derniers ordres pour l'assaut, un obus vint éclater à ses pieds. Ce fut parmi les spectateurs un moment d'émotion indescriptible; se précipitant vers leur chef, tous voulaient le secourir, mais il leur interdit de l'amener. Il rendit le dernier soupir dans la ligne de départ, face à l'ennemi, avec un courage stoïque. L'obscur artilleur qui le tua ne se doutera jamais qu'il a privé l'armée française d'un de ses plus brillants chefs.
Source : Gallica

Historique du 17e bataillon de chasseurs à pied pendant la guerre 1914-1918 (1920)

Les trois dernières journées sont particulièrement terribles : le ravitaillement ne peut se faire, le bombardement nivelle les quelques éléments de tranchées à mesure qu'ils sont construits, et, malgré cela, pas un murmure ne se fait entendre !
Après un court repos, le bataillon remonte en lignes; cette fois, c'est pour attaquer.
L'ennemi se cramponne sur l'arête est du plateau; il y a construit une série de fortins qui, fortement tenus, entravent notre progression. Un de ceux-ci est particulièrement dangereux car il prend d'écharpe toutes nos lignes : c'est le fortin des sacs à terre.
Source : Gallica

Historique du 17e bataillon de chasseurs à pied pendant la guerre 1914-1918 (1920)

Les Allemands ont franchi la frontière le 2 août 1914, pénétré dans Blâmont, Cirey-sur- Vezouse, et avancé dans notre territoire sur une profondeur de 10 kilomètres. Des crêtes de Montigny, on aperçoit des colonnes de fumée qui montent des villages brûlés par l'ennemi, et plus d'un chasseur assiste ainsi, les doigts crispés sur son fusil, à l'anéantissement de l'œuvre toute faite de durs labeurs à laquelle jusqu'alors il avait consacré sa vie.
Source : Gallica

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