“ MADAME SAINT-LÉON Qu’est-ce que prouve la croix de la légion-d’honneur que vous voulez tous avoir ? Jouissance d’amour-propre ; au moins on n’a pas l’air d’une grisette. ROYER. On peut très-bien avoir l’air distingué sans cela. MADAME SAINT-LÉON Alors pourquoi en aviez-vous acheté un des Indes à votre femme ? ROYER. Parce qu’avec la dot qu’elle m’apportait, j’étais tenu à une corbeille convenable, et que dans une corbeille convenable il y a toujours au moins quelques diamans et un cachemire. ”
Citations sur “Saint-Léon”
Pierre-Henry de Lalanne, Fontarabie, ses monuments, son histoire (1896)
“ Cette légende de saint Léon, que Lope de Isasti avait découverte en 1625 et qui était déjà fort ancienne à cette époque, comme il le dit lui-même, est d'un parfum moyen âge qui ne permet pas de la laisser dans l'oubli. Je la donne intégralement, convaincu que le lecteur y trouvera comme moi quelque charme. La parole humaine étant impuissante à dire la naissance du glorieux martyr saint Léon et les merveilles de ses actes et de son entretien, nous allons du moins prêter l'oreille au récit de ses souffrances et de sa mort. ”
Collin de Plancy,
Dictionnaire infernal
“ Il faisait accepter des pierres pour de l’or. Il voyageait sur un cheval qui était un démon. Il fascinait ceux qui voulaient l’arrêter en prenant une figure et des formes qui n’étaient pas les siennes. On lit dans la vie de saint Léon, traduite du grec en 1826, qu’un jour l’impudent magicien, entrant dans la basilique où saint Léon célébrait les saints mystères, annonça que, par son charme, il allait le faire danser avec tous ses prêtres. ”
Eugène Scribe,
Théâtre complet d’Eugène Scribe
“ SAINT-LÉON. C’est vrai, je suis furieux ; et quand un jeune homme honnête se présente pour épouser... DORVAL. Il y en a si peu qui se présentent ainsi ! SAINT-LÉON. Au moins doit-on le refuser poliment. La lettre la plus impertinente ! Écoute seulement cet endroit-là, je t’en prie : (Lisant.) « Je n’aime pas les fats, et je crains que ma sœur ne pense comme moi. Que voulez-vous ? c’est un goût de famille. » ”
Eugène Scribe,
Théâtre complet d’Eugène Scribe
“ SAINT-LÉON. Eh bien ! eh bien ! tu ne comprends rien ? nous nous moquerons de lui, et nous lui ferons passer au corps de-garde une nuit qu’il croyait mieux employer. DORVAL, vivement. C’est charmant ! il nous paiera du punch. SAINT-LÉON. Et conçois-tu la colère !... les soupçons !... la jalousie de sa femme ?... car elle est jalouse, ah ! c’est une bénédiction ! DORVAL. Ah ! elle ne veut pas que nous voyions son mari, et elle nous refuse sa sœur !... nous verrons. SAINT-LÉON. Et ce l’Éveillé qui ne vient pas. ”
Guillaume Angebault,
Allocution prononcée par Mgr l'évêque d'Angers au service funèbre du général de La Moricière célébré au Louroux-Béconnais…
(1865)
“ Le dernier était un grand Pape, saint Léon, qui eut à soutenir des luttes terribles sous les murs de cette ville de Rome que lui-même Léon de Lamoricière devait être appelé à défendre aussi un jour. Et comme si tout pouvait être regardé comme un symbole, l'écusson lui-même de la famille devait tracer un jour à ce rejeton le chemin de la foi et de l'honneur. Lisez, Messieurs, lisez sur ce catalfaque cette noble devise : Spes mea Deus, mon espoir est en Dieu. Noble cri de guerre, qui sera bien justifié. ”
Gustave Bazin, Windthorst, ses alliés & ses adversaires… (1896)
“ Le nom de Léon est en juste vénération dans les annales de l'Église ; saint Léon Ier, qui sut arrêter Attila et vaincre le manichéisme et se faire respecter de Genséric ; saint Léon II, colonne de la foi ; saint Léon III, qui couronna Charlemagne et institua le saint-empire ; saint Léon IV, ■qui sauva Rome des Sarrasins, bâtit la cité Léonine, entoura d'une muraille le Vatican et réforma les moeurs et la discipline ecclésiastiques ; saint Léon IX, Alsacien, qui commença le combat des investitures et fut l'ami d'Hilde¬ brand ”
Alexandrine-Sophie de Bawr,
Une existence parisienne. Tome 1
(1859)
“ PARISIENNE. 105 la triste manière de. vivre à laquelle il était condamné, que tous ses efforts pour satisfaire aux volontés de sa famille ne pouvaient vaincre l'aversion que lui inspirait l'état de commis surnuméraire, ou payé, et que s'il lui fallait refuser les offres de lord John et retourner au ministère, il mourrait de chagrin. Tout homme léger qu'était le père de Saint-Léon, il était bon et affectueux ”
Charles Barthélemy, Erreurs et mensonges historiques… (1879)
“ En racontant à sa manière ce fait de l'histoire des papes, le journal en question lui a donné une tournure odieuse comme l'intention même qui lui a dicté ce récit. Saint Léon III était né à Rome, et avait été élevé dès son plus jeune âge dans le séminaire du palais de Latran, où il s'était nourri de l'étude des saintes Écritures et parfaitement instruit dans la discipline ecclésiastique. Ses mœurs étaient pures; il se distinguait par son éloquence et par une grande fermeté de caractère. ”
J.-B. Disdier, Recherches historiques sur saint Léonce… (1864)
“ Nous croyons donc pouvoir dire, en résumé de tout ce qui précède : Léonce de Fréjus est véritablement l'évêque à qui le pape saint Léon confia, dans les Gaules , la plus importante dignité. Ce sentiment est celui de presque tous les érudits , selon l'expression de la légende du Propre actuel du diocèse (2) ; nous allons les citer brièvement ; et de leurs témoignages nous élèverons le plus beau monument à la gloire, de notre Évêque. ”
Jean Duvoisin, Étude sur la déclinaison basque (1866)
“ In fest. S. Leonis mart. archiep Rotomag apostol. Baion. — On sait que saint Léon était né à Carentan, en Normandie. La leçon que je viens de citer ne se trouve pas diins le Bréviaire de Coutances. - Un récent et remarquable historien de la ville du Bayonne, M. Jules Balasque, voudrait reporter l'apostolat de saint Léon à l'époque même de la diffusion du christianisme dans la Novempopulanie. ”
Valérie de Gasparin,
Allons faire fortune à Paris !
(1856)
“ Léon, vous vous êtes laissé entraîner bien loin par votre imagination ; mais, avec le secours du Seigneur, vous pouvez revenir sur vos pas. Marie, tu as été bien faible, mais le Seigneur peut t'affermir. Priez, mes enfants, priez; demandez au Saint-Esprit de vous diriger, il le fera. - Ma bonne mère, reprit Léon d'un ton plus doux, je suis tout disposé à prier. Pourtant il y a des circonstances où la raison doit nous guider, elle nous a été donnée pour cela ; on peut, sans exiger que Dieu se mêle toujours de nos affaires, les conduire soi-même quelquefois. ”
J.-B. Disdier, Recherches historiques sur saint Léonce… (1864)
“ Ailleurs le même auteur répète encore : « Saint Léonce de « Fréjus avait renoncé au gouvernement de so.n Église, pour aller « prêcher la foi aux Barbares (2) . » La tradition de l'Église de Fréjus, sur l'apostolat de saint Léonce en Germanie, est la véritable clef des difficultés dans l'histoire de cet Évêque, ainsi qu'il-a été dit au sujet de la lettre du pape saint Léon (3) . Antelmi et Girardin, pour expliquer ces difficultés recourent au système de deux Léonce, et encore ne peuvent-ils, avec cette supposition, parvenir à attribuer la lettre de saint Léon à l'un de ces Léonce. ”
J.-B. Disdier, Recherches historiques sur saint Léonce… (1864)
“ SAINT LÉONCE ET LES PÀPËS. 89 « province. Ce Léonce était évêque de Fréjus dans la Gaule « Narbonnaise, et jouissait d'une grande renommée (1) . -J Sirmond : « Saint Léon confère à Léonce de Fréjus, l'évêque « le plus ancien de toute la province, le privilège d'assembler « seul le concile. Le nom de ce Léonce a été illustre parmi les « évêques de ce siècle (2) . » Noris : « A l'année 445, le pape saint Léon, dans sa lettre aux « évêques de la province de Vienne, décerne à Léonce de Fréjus « le beau privilège de pouvoir assembler les conciles de la « province (3) . » ”
J.-B. Disdier, Recherches historiques sur saint Léonce… (1864)
“ Aussi les historiens, qui n'adoptent pas notre sentiment, se contentent-ils généralement de dire que Léonce de Fréjus, étant mort en 433, n'a pu être désigné par la lettre de saint Léon ; ils n'indiquent aucun autre évêque à sa place (2) . Mais n'est-il pas impossible qu'un évêque, dont le pape saint Léon a proclamé, d'une manière si expresse, l'ancienneté sur tous ses confrères, soit resté perdu dans l'obscurité et n'ait marqué son existence par aucun fait historique ? ”
Jean-Pierre-Albert Cirot de La Ville, Histoire de saint Gérard : fondateur et abbé de La Grande-Sauve… (1868)
“ L'homme de Dieu ne sut pas trouver un murmure dans son cœur contre la Providence qui ajoutait à ses infirmités. Sa douceur toucha un soldat moins barbare que les autres qui fit rendre les chevaux aux pèlerins. Ils ne tardèrent pas à atteindre la montagne abrupte et sauvage sur laquelle saint Benoît posa les fondements de son ordre. Saint Léon s'arrêta au Mont-Cassin, y célébra pontificalement l'office le dimanche des Rameaux, mangea au réfectoire avec les religieux, lava les pieds à douze d'entre eux, les assembla en chapitre et les combla de faveurs. ”
J.-B. Disdier, Recherches historiques sur saint Léonce… (1864)
“ Rien, dans nos traditions, ne nous permet de le préciser ; il est dit seulement que saint Léonce, après avoir répandu la foi dans le diocèse de Fréjus, s'avance vers les terres de la Germanie : Jam sparso verbi semine per partex forojulicas, sub caritatis tegmine terras petit Germanicas (1) . Il serait heureux pour notre Église, de pouvoir reconnaître les traces des glorieux travaux de son Évêque, et de lire, dans l'histoire, le nom des peuples qui se levèrent à la parole de saint Léonce, pour marchera la lumière de l'Évangile. ”
Charles Giraud,
Études nouvelles sur Grégoire VII et son temps
“ Léon IX était un saint dans la vie privée. Nul chrétien n’a plus vivement été pénétré de la foi. Son approche de Rome, ses appréhensions de responsabilité, la pureté de ses mœurs, sont de la primitive église et fournissent les scènes les plus édifiantes ; puis, dans la vie publique, Léon apporte les habitudes guerrières des prélats féodaux et notamment des évêques d’Allemagne, presque tous enfans de maisons nobles et puissantes, possesseurs de vastes domaines en leur église, habitués à les défendre par les armes, et souvent par nécessité, contre le brigandage de l’époque. ”
Alexandrine-Sophie de Bawr,
Une existence parisienne. Tome 1
(1859)
“ L'époque des vacances étant revenue, Saint-Léon engagea fortement son jeune ami à ne point perdre ce temps-là dans l'oisiveté, et, poussé par un sentiment d'affection que chaque jour venait accroître, il vint plus fréquemment chez son oncle et se fit le répétiteur du collégien en science aussi bien qu'en littérature. ”
Marie-Emmanuel Artaud-Haussmann, Histoire de Sainte Geneviève, vierge… (1879)
“ Le pape saint Léon le Grand, prévoyant pour Rome le même sort, fut choisi de Dieu pour préserver la Ville 1 IVReg. VI.. éternelle, comme sainte Geneviève avait préservé Paris et comme saint Anianus et saint Lupus avaient préservé Orléans et Troyes. S'étant rendu auprès d'Attila, saint Léon inspira au barbare un si grand respect, que, cessant ses ravages, il épargna le reste de l'Italie, et rentra en Pannonie, où il mourut peu après d'une mort mystérieuse, attribuée à un meurtre ou à l'intempérance. ”
J.-B. Disdier, Recherches historiques sur saint Léonce… (1864)
“ Hilaire d'Arles, dans le panégyrique de son prédécesseur, en a donné la preuve ; et ses paroles tant de fois répétées sont une des plus belles gloires de saint Léonce: « Honorât se dirige vers Lérins, île déserte et affreuse ; là il peut « se livrer au silence et à la solitude, et jouir en même temps des « douceurs du voisinage et des liens d'amitié qu'il trouvait auprès « du bienheureux évoque Léonce (2) . » L'intention d'Honorat était donc de s'exercer aux saintes pratiques de la perfection évangélique, sous les yeux et comme à l'ombre de la pieuse amitié de notre Evèque. ”
J.-B. Disdier, Recherches historiques sur saint Léonce… (1864)
“ « Christ. Les missels, bréviaires et calendriers de l'Église de Fréjus en « font mention comme d'un martyr. « Nous ne pouvons faire honneur ni à Léonce, ami de saint Honorat, « ni à celui-ci, de la lettre par laquelle saint Léon mit un évêque du « même nom à la tête des deux Narbonnoises et des cinq Viennoises, « pour mortifier Hilaire d'Arles. Le premier était mort en 433, et le « second ne siégeait pas encore lorsque saint Hilaire mourut. » (Le Clergé de France ou Tableau historique etc. etc. par l'abbé Hugues Dutems, tom. H, p. 91. Évêché de Fréjus.) ”
Louis Xavier Auguet de Saint Sylvain Los Valles, Un chapitre de l'histoire de Charles V (1835)
“ Toute l'Europe a connu le caractère noble et ferme de la reine, dont l'âme et les sentimens étaient si virils et si royaux, et celui de cette princesse de Beira, qui unit aux avantages d'une tête fortement organisée, un cœur doué de toute l'énergie du dévouement. L'évêque de Léon, 1 si connu par l'élévation de son esprit, par la ferveur de ses vertus religieuses et par la probité de ses opinions politiques, a toujours montré une droiture de conduite et une noblesse de sentimens qui ne se sont jamais démenties ni à la cour, ni dans l'exil ”
Vie de saint Loup, évêque de Troyes… (1837)
“ Rome allait encore une fois essuyer le courroux d'un ennemi terrible, lorsqu'à défaut de ces armes qui l'avaient si souvent. défendue, la religion lui enfournit de plus douces et de plus victorieuses encore ; le pape saint Léon ose se présenter aux yeux de celui qui nourrissait dans son âme la joie féroce de contempler la capitale de l'empire d'Occident réduite en cendres, expiant par sa ruine la victoire et la fortune de son général. ”
Michel André, Cours alphabétique et méthodique de droit canon… (1852-1853)
“ En apprenant ces déplorables événements, saint Léon cassé toute lés décisions du concile d'Éphèse., excommunie le patriarche, tend les bras à Flavien et le reçoit dans sa communion, il reçoit en même temps dans le giron de son Église-Mère tous les autres évêques déposés, et puis prenant le ton haut et puissant qui va à sa suprême autorité, il défend sévèrement,au clergé de Constantinople de recevoir d'autre évêque que celui qu'il déclare légitime. ”
J.-B. Disdier, Recherches historiques sur saint Léonce… (1864)
“ L'ancien bréviaire de Fréjus, mprimé à Turin, et qui, au milieu d'altérations et d'innovations nombreuses, a gardé encore un écho des vraies traditions, célèbre à plusieurs reprises, dans l'office de saint Léonce, son zèle pour la foi; il dit sa sainte habileté pour l'instruction des nouveaux convertis, la puissance et l'aiguillon de sa parole contre les incrédules et ses douces attentions pour les vrais croyants. ”
J.-B. Disdier, Recherches historiques sur saint Léonce… (1864)
“ Aujourd'hui l'esprit de système a disparu pour faire place à l'impartialité de la discussion, au calme qui conduit à la vérité. Nos deux historiens, Antelmi et Girardin, se trouvaient en face d'un saint Léonce honoré depuis plusieurs siècles comme martyr. ”
Auguste Marchal, Vie de saint Anthelme, VIIe prieur de la Grande-Chartreuse… (1878)
“ Si donc l'arche que gouverne Pierre de Léon est de Dieu, celle que gouverne Innocent doit nécessairement périr. Ainsi donc, conclut le grand Docteur, périra l'Église orientale, périra tout l'Occident !. Les Ordres religieux des Camaldules, des Chartreux, de Cluny, de Citeaux, de GrandMont, de Prémontré et une infinité d'autres compagnies de serviteurs et de servantes de Dieu seront nécessairement, par le même naufrage, précipités dans l'abîme !. ”
J.-B. Disdier, Recherches historiques sur saint Léonce… (1864)
“ L'actualité de ces recherches sur saint Léonce ne s'offre pas au premier regard : nous l'avouons. Deux fois, en l'espace de moins d'un siècle, notre Eglise a changé de liturgie (2) ; c'était deux circonstancesoù les études sur le Patron du diocèse trouvaient leur placé naturelle. En 1781, quand Mgr de Beausset-Roquefort ordonna un nouveau; bréviaire, saint Léonce regardé jusques là comme martyr devenait simple confesseur; en 1852, lors du retour à la liturgie romaine, il fallait soumettre à l'approbation de la S. Congrégation des Rits le Propre du diocèse. ”
A Langlade, Le Limousin illustré. Saint-Léonard et l'abbaye de l'Artige… (1911)
“ Le culte à Saint-Léonard était des plus répandu. Les miracles attribués à la puissance et aux vertus de ce saint sont légion et ont donné naissance à une foule de légendes et de traditions que la chronique rapporte et que l'histoire atteste plus au moins, ainsi qu'à des pèlerinages qui, déjà célèbres dès le VIIIe siècle, furent le prélude des expositions ou ostensions, en usage à Saint-Léonard depuis le commencement du XVe siècle. ”
J.-B. Disdier, Recherches historiques sur saint Léonce… (1864)
“ Dom Ceillier, Hist. des auteurs sacrés et ecclés., tom. xiv, p. 384. 78 DEUXIÈME PARTIE. CHAPITRE lll. moyen le plus propre à la réussite de son dessein. « Pour faire « consentir plus facilement les Gaulois, écrit Salinas, saint Léon « voulut que la coutume de choisir pour Primat delà province le « plus ancien évêque, comme cela se pratique dans les Églises « d'Afrique, commençât en la personne de Léonce, qui avait « pour lui le plus de sympathie dans toute la nation (1) . » ”
