Pierre-Henry de Lalanne

Résumé

Pierre-Henry de Lalanne Fontarabie, ses monuments, son histoire (1896)

De l'autre côté, sur des mamelons chargés de vergers et de chênes touffus, des moissons dorées, d'antiques maisons basques se regardant coquettement, comme des jeunes filles au
lever du jour de fête. Le mont Aizkibel, avec ses tours carlistes et sa chapelle de Notre-Dame, festonne et dentelle l'horizon. La vue descend en suivant ces ondulations jusqu'aux rochers noirs et aux falaises abruptes de San-Telme et du cap Figuier, puis enfin c'est la mer, l'immensité bleue sous le ciel d'azur.
La poitrine se dilate comme pour aspirer l'infini dont elle éprouve la sensation.
Source : Gallica

Pierre-Henry de Lalanne Fontarabie, ses monuments, son histoire (1896)

Ce sont Hendaye et Fontarabie. L'une a plus de grâce; l'autre, plus de noblesse ; l'une éclate et brille au soleil ; l'autre se recueille au contraire et se gaudit intérieurement, car toute sa gloire est dans son âme et dans ses blessures encore béantes : omnis gloria ejus ab intus. C'est le moyen âge avec ses grandeurs, écrasant les glorioles et les fanfreluches éphémères du siècle qui s'en va; c'est la gloire d'avoir su mourir mille fois, en face de la folle joie de vivre.
Source : Gallica

Pierre-Henry de Lalanne Fontarabie, ses monuments, son histoire (1896)

Il accuse une seule préoccupation : la défense. Ce n'est pas un palais, c'est une forteresse ; ce n'est pas un séjour de plaisance, c'est un abri sûr contre l'ennemi. Charles-Quint n'avait aucun souci de l'art, il en avait de sa personne et de sa puissance.
Il se défiait de tout le monde, car il n'y avait personne au monde dont il n'eût trompé la confiance. Il lui fallait des palais en forteresse d'où il pût tirer sans paraître lui-même. Les rois de Navarre, au contraire, confiants en leurs populations, avaient des
demeures plus accueillantes, plus ouvertes.
Source : Gallica

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