Albert Jannin

Résumé

Albert Jannin Un coin du pays basque (1906)

Au loin, derrière Fontarabie, le flanc des montagnes présente de grands côteaux sombres, pierreux ou cultivés. Vers la plage d'Hendaye: des bouquets d'arbres, des pins noirs, un Casino de pierres grises, une langue de sable près la mer sans limites, uniformément bleue, si ce n'est aux endroits où elle vient se confondre avec les eaux grisâtres de la Bidassoa.
La matinée s'avance; il est 10 heures. Tout le monde est sur pied et les boutiques de la foire s'alignent de chaque côté de la petite place. La ville d'Hendaye forme une espèce de carré plus ou moins régulier.
Source : Gallica

Albert Jannin Un coin du pays basque (1906)

Le basque est donc jaloux de ses vieilles montagnes, des bords ensoleillés de sa large rivière, aux reflets bleu d'azur, aux vagues minuscules. Et, comme aux temps jadis, il ne veut pas que d'autres viennent lui disputer les valléessilencieuses qui depuis plusieurs siècles ont nourri ses troupeaux.
Comme mœurs et coutumes, le basque est resté stationnaire. Il n'aime pas le changement dans sa manière de vivre, et tel il a été, tels seront ses enfants. Il ne lit pas et ignore les premières notes de musique, mais il connaît par cœur toute la liturgie qui se chante le dimanche à l'Eglise.
Source : Gallica

Albert Jannin Un coin du pays basque (1906)

Ne cherchez pas ici le vieux moulin près de la maison blanche garnie de volets verts, des champs cultivés avec soin, des pâturages où paissent d'énormes vaches laitières ; tout cela ne saurait s'acclimater en pays de montagnes. Mais, par contre, la terre d'Espagne offre d'autres sites plus grandioses et plus sauvages : c'est la terre âpre et nue, la terre sèche et aride, s'étendant dans l'espace infini des plaines où l'air du ciel a une telle transparence que rien ne se perd ni s'efface dans les lointains immenses que l'œil découvre de partout.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature