Résumé

Louis P A Teste L'Espagne contemporaine, journal d'un voyageur (1872)

Valence ressemble un peu à Madrid. Les maisons y sont peintes, mais avec moins de goût qu'à Séville et à Cadix. Je lui préfère la première et je la préfère à la seconde. Au moins, ses rues ne sont pas démesurément longues. Dans les villes comme clans la vie, j'aime l'imprévu. On finît, à la vérité, par arriver à la dernière porte. Mais on y arrive sans s'en clouter. Il n'est pas bon pour l'homme de voir tout droit devant lui. Aux fenêtres, sont suspendues des nattes de palmiers ou des rideaux de lin qui abritent du soleil et donnent aux rues un caractère original et un peu mauresque.
Source : Gallica

Louis P A Teste L'Espagne contemporaine, journal d'un voyageur (1872)

Viva don Carlos! Gens et bêtes vivent d'étiquette. Autrefois, on avait des mules à sa voiture, ils ont des mules. Ils sont persuadés que le duc de Madrid est le représentant de la monarchie légitime en Espagne. La loi salique, si peu claire de ce côté des Pyrénées, n'offre pas, à leur esprit, l'ombre d'un doute. Ce sont les chevau-légers de la légitimité. Si M. le marquis de Franclieu était député aux Cortès, il serait carliste, il aurait deux mules à sa voiture, et se promènerait au Prado en se dissimulant au vulgaire.
Source : Gallica

Louis P A Teste L'Espagne contemporaine, journal d'un voyageur (1872)

Le prince italien ne doit pas avoir cependant une tristesse patriotique bien profonde au souvenir de l'occupation française en Espagne et la maison de Savoie une inimitié bien ardente contre la France. Il y a trois ans, il ne songeait certes pas à la couronne d'Isabelle, et n'avait été la politique démocratique unie à la politique impériale, il mangerait encore du pain bis dans la capitale de ses pères, Turin. Mais, il paraît que la fortune produit sur les princes le même effet que sur les autres hommes : elle leur fait perdre la mémoire.
Source : Gallica

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