Résumé

Pages de gloire du 28e bataillon de chasseurs alpins… (1921)

Le chef de bataillon COQUET, promu à un grade supérieur, quittait le commandement du 28e, emportant l'estime et l'affection de ses officiers et de ses chasseurs. Ce chef, si bon et si doucement ferme, avait su commander ses hommes par les qualités du cœur. L'obéissance était facile à tous, parce que, à l'admiration pour un chef splendidement brave, se joignait un profond amour né d'une confiance absolue en la sûreté de son jugement, d'une sympathie entière pour sa nature droite et bonne, d'une tendresse filiale pour celui que l'on appelait familièrement le « Père COQUET ».
Source : Gallica

Pages de gloire du 28e bataillon de chasseurs alpins… (1921)

Quand l'heure sonne de s'élancer à l'assaut, le 28e sort bravement de ses parallèles, sans se soucier des formidables obstacles qu'il va avoir à surmonter. Un tir de barrage d'une violence inouïe s'abat sur nos tranchées, sans parvenir à arrêter l'élan des chasseurs, mais notre préparation d'artillerie a été insuffisante. Gênées dans leur progression par la boue, les vagues d'assaut atteignent lentement une partie de leurs objectifs tandis que l'ennemi, qui a eu le temps de sortir de ses abris, arrose le terrain de balles de mitrailleuses.
Source : Gallica

Pages de gloire du 28e bataillon de chasseurs alpins… (1921)

Grenades et V. B., coups de fusil et tirs de mitrailleuses eurent tôt fait de calmer ces velléités d'activité, et, dès le lendemain de la contre-attaque, la seule réaction que le Boche put se permettre fut celle de son artillerie.
Elle fut effroyable. Du matin au soir, les « grosses marmites » ne cessèrent de sillonner le ciel et de marteler le plateau de Californie, dégageant une âcre fumée qui, jointe à la chaleur et à la poussière du terrain calcaire, desséchait les gorges et abrutissait les volontés. Le bataillon tint dans cet enfer et ne permit pas à l'ennemi de reprendre courage.
Source : Gallica

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