Marcel Prévost,
D'un poste de commandement (P. C. du 21e C. A.…
(1918)
“ Un avion énorme, blindé, qui volait bas, mitraillait nos fantassins et semblait se jouer des balles : les hommes l'avaient nommé Fantomas. Heureusement, sur le front du secteur, il était seul de son espèce. Ainsi continuait la liaison entre la bataille et son chef. Et, de pelure en pelure, la ligne bleue de nos positions, sur la carte que le général considérait obstinément, se modifiait, se complétait, glissait vers le nord. Journée ardente, où le temps ne fit pas sentir sa durée, parce que la pensée devançait constamment les faits, et que cependant chaque instant apportait un fait. ”
