Résumé

Capitaine Hanguillart Petit guide pratique de guerre pour ma compagnie… (1916)

On met baïonnette au canon, le feu est ouvert par rafales courtes et violentes, les bombardiers mettent en action les lance-bombes pointés d'avance, les grenadiers lancent leurs grenades, on envoie des gaz asphyxiants et des liquides enflammés, si l'on en a. Aussitôt l'attaque repoussée, le feu cesse partout. Le reste du temps, ne pas tirer.
L'idéal est d'attirer l'ennemi pour le détruire en détail, de l'amener à consommer ses munitions en pure perte en faisant soi-même le contraire, c'est-à-dire en ne les plaçant qu'à bon escient.
Source : Gallica

Capitaine Hanguillart Petit guide pratique de guerre pour ma compagnie… (1916)

Notre attaque doit se faire de la façon suivante. En avant, partent les grenadiers sans armes autres que la baïonnette, le couteau et le revolver, la musette bourrée de grenades. Ils sont accompagnés des porteurs de cisailles pour couper les fils de fer. Derrière, viennent les tirailleurs, le fusil approvisionné, les cartouchières garnies. Derrière, enfin, les pionniers avec leurs outils. Arrivés au parapet de la tranchée boche, on se glisse à plat ventre pour voir dedans. Quelques hommes aveuglent les créneaux, les autres purgent la tranchée de ses derniers défenseurs, puis sautent dedans.
Source : Gallica

Capitaine Hanguillart Petit guide pratique de guerre pour ma compagnie… (1916)

Au moment où il éclate, des hommes désignés à l'avance poussent des gémissements comme s'ils étaient atteints par un projectile ennemi. Quelques-uns, désignés d'avance, sortent de la tranchée en arrière et, feignant de se sauver, se précipitent dans la tranchée de la section de renfort ou dans le boyau. Les Boches croiront la tranchée évacuée, comme elle l'a été par certains dans
des cas semblables quand un obus ou une bombe à eux y tombait, mais alors c'étaient des lâches.
Source : Gallica

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