Résumé

A. de Laporte Aux Éparges : Zizi, agent de liaison (1917)

Revenu de son émotion, Zizi leva la tête pour trouver un point de repère, il n'aperçut que des chevaux de frise et des fils de fer barbelés.
Quelques masses noires se détachaient sur la boue : des cadavres français et boches, entassés pêle-mêle, victimes d'une récente contre-attaque et qui allaient pourrir là en plein air.
Mais son attention se fixa, il regarda plus longuement.
A quelques pas de lui, deux pieds émergeaint d'un trou, deux grands pieds chaussés de bottes, avec des larges clous brillants.
Poussé par la curiosité, sans réfléchir, il s'élança.
Source : Gallica

A. de Laporte Aux Éparges : Zizi, agent de liaison (1917)

Debout sur le parapet Zizi contemplait ce spectacle terrifiant.
Brutalement il se trouva assis par l'explosion d'une marmite sous une pluie de pierres et d'éclats.
Rien de cassé! fit-il, allons-y! y a du bon!
Et il courut jusqu'au colonel.
Quand il le rejoignit, le corps à corps était engagé, forcené et violent.
C'était un enchevêtrement frénétique de képis, de casques à pointe et de bonnets ronds. Serrés les uns contre les autres, la crosse sous le bras, les hommes tiraient sans pouvoir épauler.
Source : Gallica

A. de Laporte Aux Éparges : Zizi, agent de liaison (1917)

La marée humaine montait, en rangs espacés avec une lenteur calculée, consciente de sa force, débordant la digue puissante dressée pour lui barrer le passage.
Sifflant, mugissant, les obus boches organisaient un puissant tir de barrage.
Froidement, Zizi regardait partir les combattants, alignés en tirailleurs, couchés derrière les buttes, ramassés sur eux-mêmes, prêts à franchir d'un bond les espaces découverts.
Quelque temps il les suivit des yeux.
La deuxième vague était lancée, c'était au régiment d'intervenir.
Un ordre arriva, rapide et bref : Un homme de liaison au colonel!
Source : Gallica

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