A. de Laporte, Aux Éparges : Zizi, agent de liaison (1917)
“ Revenu de son émotion, Zizi leva la tête pour trouver un point de repère, il n'aperçut que des chevaux de frise et des fils de fer barbelés. Quelques masses noires se détachaient sur la boue : des cadavres français et boches, entassés pêle-mêle, victimes d'une récente contre-attaque et qui allaient pourrir là en plein air. Mais son attention se fixa, il regarda plus longuement. A quelques pas de lui, deux pieds émergeaint d'un trou, deux grands pieds chaussés de bottes, avec des larges clous brillants. Poussé par la curiosité, sans réfléchir, il s'élança. ”
