Louis Barrault, Impressions de guerre : (extraits du journal de route d'un caporal du 153e régiment d'infanterie… (1917)
“ C'est un miracle qu'encadré comme nous l'étions, les obus ne soient pas tombés sur nous; les artilleurs boches ne sont vraiment pas forts; s'ils avaient bien connu leur métier, pas un de nous ne devait sortir vivant de ce bois. Mais le calme revient, ou plutôt le tir est dirigé sur un autre endroit. Le danger passé, on se remet à causer et à plaisanter comme avant, sans songer que d'autres camarades subissent à leur tour les minutes angoissantes que nous-mêmes traversions il y a quelques instants : la guerre rendrait-elle égoïste? ”
