Cuisine militaire

Définition et enjeux

Georges Alphonse Hubert Lemoine,  Traité d'hygiène militaire (1911)

“ Dans d'autres on a envoyé les cuisiniers des régiments faire un stage comme apprentis dans des hôtels et restaurants, ou bien dans des hôpitaux civils et militaires. Mais la plupart du temps ces hommes se sont trouvés en face d'ustensiles de cuisine absolument différents de ceux utilisés dans les casernes, et ont appris à préparer des aliments qui ne peuvent entrer dans l'alimentation du soldat, et il a paru en somme plus pratique d'affecter à chaque corps de troupes des cuisiniers de profession. ”
Source : Gallica

Gabriel Nony,  L'Intendance en campagne, cours professé au stage de l'Intendance militaire… (1914)

“ Le seul avantage de ravitaillement qu'apporte la cuisine roulante, c'est, comme nous venons de le montrer, de permettre l'arrivée tardive des voitures à viande, et, par suite, le rechargement matinal de ces dernières, qui est précieux dans certains cas., Au point de vue de l'alimentation immédiate, la cuisine roulante ne présente, de l'avis général, sinon unanime, de réels avantages que les jours de combat ou de marche forcée. ”
Source : Gallica

Robert Lortac,  Un coup de main au nord de Soissons (1918)

“ Un vrai cuisinier faisant la cuisine, c'est « the right man in the right place », l'homme qu'il faut à la place qu'il faut, comme disent nos alliés. Dans la vie militaire, j'ai souvent vu bombarder cuistot un coiffeur, un pédicure ou un ferblantier, jamais un cuisinier! Mais au fait, vous ne mangez donc pas, comme tout le bataillon, aux cuisines roulantes?
— Non! le lieutenant a obtenu que, au repos, nous touchions nos vivres non préparés.
”
Source : Gallica

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