Résumé

Robert Lortac Un coup de main au nord de Soissons (1918)

La guerre moderne a remis en honneur le corps à corps, m'explique le lieutenant Barthe qui, dans le même costume que nous, s'improvise moniteur. Et, dans cette lutte, les qualités d'initiative, d'endurance .physique peuvent à chaque minute sauver la vie du combattant et lui donner la supériorité sur un adversaire moins robuste. Un coup de main, pour nous autres, c'est comme un match de boxe, aussi nous plions-nous à un entraînement rationnel, comme les grands champions!
Source : Gallica

Robert Lortac Un coup de main au nord de Soissons (1918)

Quittant le village, nous prenons une piste à travers les terres labourées; le chemin monte a pic jusqu'aux carrières qui servent de réserves de première ligne. Nous les dépassons, et nous voici enfin devant le boyau qui serpente pendant deux kilomètres encore jusqu'aux lignes.
Avant de nous y engager, nous faisons halte, au creux d'un ravin abrité des vues de l'ennemi : — Midi et demi! déclare le lieutenant Barthe, voilà plus de cinq heures que nous marchons et on se sent l'estomac dans les talons, pas vrai? Lucien, sers-nous à déjeuner, mon petit gars, et dans une heure, on ira au boulot!
Source : Gallica

Robert Lortac Un coup de main au nord de Soissons (1918)

Un vrai cuisinier faisant la cuisine, c'est « the right man in the right place », l'homme qu'il faut à la place qu'il faut, comme disent nos alliés. Dans la vie militaire, j'ai souvent vu bombarder cuistot un coiffeur, un pédicure ou un ferblantier, jamais un cuisinier! Mais au fait, vous ne mangez donc pas, comme tout le bataillon, aux cuisines roulantes?
— Non! le lieutenant a obtenu que, au repos, nous touchions nos vivres non préparés.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature