abbé Miot, Fleurs des tranchées et Fleurs des guérets… (1933)
“ La pauvre église gît dans le morne désert. L'obus a dispersé les antiques ogives Et les murs, effondrés sous l'ouragan de fer, Sont déjà revêtus d'herbe et de ronces vives. Seul est resté debout le grand Christ du chemin. Dans les campagnes en deuil, il se dresse, intangible, Les bras tout grands ouverts. O symbole divin De pitié, de pardon et d'amour indicible ! Du champ de mort, ô Christ, oh ! ne t'éloigne pas ! Reste, au milieu de nous, sur l'antique calvaire ; Reste, pour consoler et bénir nos soldats Et soutenir nos coeurs dans cette horrible guerre. ”
