Résumé

abbé Miot Fleurs des tranchées et Fleurs des guérets… (1933)

La pauvre église gît dans le morne désert.
L'obus a dispersé les antiques ogives Et les murs, effondrés sous l'ouragan de fer,
Sont déjà revêtus d'herbe et de ronces vives.
Seul est resté debout le grand Christ du chemin. Dans les campagnes en deuil, il se dresse, intangible, Les bras tout grands ouverts. O symbole divin De pitié, de pardon et d'amour indicible !
Du champ de mort, ô Christ, oh ! ne t'éloigne pas ! Reste, au milieu de nous, sur l'antique calvaire ; Reste, pour consoler et bénir nos soldats Et soutenir nos coeurs dans cette horrible guerre.
Source : Gallica

abbé Miot Fleurs des tranchées et Fleurs des guérets… (1933)

Vous admirez le Christ et c'est déjà beaucoup.
Il faut aller plus loin dans cette oeuvre loyale : Humblement, devant lui, fléchissez le genou ;
Ayez, pour l'invoquer, une âme filiale.
Mais la foi, c'est un don : il faut la mériter.
Vous la méritez, Maître. Ame droite et sincère Regardez bien le Ciel ; dites : « Je veux aimer, Je veux croire ; ô mon Dieu, exaucez ma prière ! »
C'est assez. Car le Ciel entendra votre voix.
Le Ciel n'est jamais sourd à celui qui l'implore. Si vous priez le Christ, un rayon de sa Croix Fera luire en votre âme une splendide aurore.
Source : Gallica

abbé Miot Fleurs des tranchées et Fleurs des guérets… (1933)

Beauséjour, Massiges, Biaches, Dompierre, La Maisonnette et puis Flaucourt. Ah ! combien de héros sublimes Sont couchés dans le sol crayeux, Touchantes et pures victimes !
Ne t'en fais pas, mon pauvre vieux !
Si tu sens glisser dans ton âme Le sournois et morne cafard,
Cours vite réchauffer ta flamme A la chaleur du vieux pinard.
Demande à notre vin de France De te rendre le coeur joyeux Et de raviver ta vaillance.
Ne t'en fais pas, mon pauvre vieux !
Si Fritz, un jour, te couche à terre, Il faut aussi t'en méfier,
Ne t'en fais pas, laisse-toi faire Entre les mains du brancardier.
Source : Gallica

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