Paul Doumergue,
Vague de chair
(1916)
“ Nos obus tombent sans relâche sur cette mer humaine. « Dans l'océan humain des creux se forment. Les corps semblent s'enfoncer dans la boue. Ou alors des débris sanglants volent avec de la terre et des flammes. L'obus est passé. Dans la masse grise et mouvante une belle place blanche m'apparaît, bientôt recouverte par une vague nouvelle de la masse grise. » Je passe pour ne pas parler aux nerfs, quand je m'adresse à l'esprit sur les scènes qui resteraient comme une hantise d'horreur. Il faut pourtant comprendre ce qu'est devenu la guerre. ”
