Résumé

Charles Mary Avant et pendant la mêlée : poèmes d'un soldat (1917)

Les Français vainqueurs sont arrivés jusqu'ici, Dans la grande plaine d'Alsace et la grande bataille, La lutte décisive est proche. La mitraille, Déjà, sème la mort parmi les deux partis ; Les obus explosent, bouleversant la terre, Leurs parois d'acier se brisent comme du verre ; Notre cavalerie revient de l'avant Chassée par les fusils, des patrouilles circulent Et là-haut dans le ciel passent des libellules, Rapides monoplans ou encombrants biplans.
Source : Gallica

Charles Mary Avant et pendant la mêlée : poèmes d'un soldat (1917)

Guillaume, dans les nues, l'entendit lui crier : « Maudit soit celui qui ose encore prier, Quand son âme perdue Est à Satan vendue !
Maudit soit àjamais le vil blasphémateur Qui invoque et supplie le divin Créateur Pour exaucer sa soif de crime Et mieux torturer ses victimes! »
L'empereur cabotin n'eut pas un tremblement.
Ruminant : « Je créerai le vieux Dieu allemand ! »
Contre le fil tendu il projeta le glaive Et partit follement, pour conquérir son rêve.
Source : Gallica

Charles Mary Avant et pendant la mêlée : poèmes d'un soldat (1917)

Ce fut un déluge d'obus, de fer, de plomb, Le sang s'est épanché à grands flots dans les rues !
Enfin les Boches, en une fuite éperdue, Sont partis vers les bois, battus par nos canons.
La nuit est venue mais déjà chacun prépare Le lendemain. Nos chasseurs seront satisfaits Le jour seulement où nos ennemis défaits Retourneront chez eux, aux pays des Barbares
Nous creusons des tranchées en attendant le jour, Des cadavres sanglants vient une odeur fétide, Mais l'odeur de la mort et ses relents putrides Ne nous font pas craindre le monstrueux vautour.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature