Empereur allemand

Définition et enjeux

Portrait de George Abel Schreiner George Abel Schreiner La Détresse allemande. Traduit de l'anglais… (1918)

Rien n'est jamais vraiment populaire en Allemagne, sauf les oeuvres des poètes. C'est pour cette raison que l'empereur n'est pas populaire au sens où Edouard VII a pu l'être. Mais, pour l'Allemand, Guillaume II est un fait, tout comme la vie elle-même. A l'heure qu'il est, l'empereur, aux yeux de la très grande majorité de son peuple, est l'État, et, si aventureuse que puisse sembler cette affirmation à une heure où l'Allemagne balance entre la réaction et le progrès, il n'y a pas en Europe de trône plus solide que celui des Hohenzollern.
Source : Gallica

Portrait de Charles Benoist Charles Benoist Revue des Deux Mondes

« l’Empereur et roi. » C’est qu’en effet ils sont inséparables. Dans le droit public de l’Empire fondé en 1871, il n’y a ou il n’y avait d’empereur, que parce qu’il y a ou il y avait un roi. Le roi de Prusse, par le fait qu’il était roi de Prusse, devenait empereur allemand. Empereur allemand et non empereur d’Allemagne : la politesse exagérée des chancelleries étrangères lui a seule reconnu protocolairement cette qualité que les princes, ses collègues, lui avaient, lors de la fondation de l’Empire, positivement et formellement refusée.
Source : Wikisource

James Bryce Le Saint Empire romain germanique et l'empire actuel d'Allemagne (1890)

S'il en est autrement de l'Empereur allemand, c'est qu'il a des droits réels, sinon formels et pratiques, à représenter l'empire du moyen âge, avec sa magnifique succession de souverains depuis Henri l'Oiseleur jusqu'à Frédéric II. En outre, un titre différent de celui de roi et plus élevé en apparence était nécessaire au chef d'un nouvel État germanique, dont les royaumes de Saxe, de Bavière et de Wurtemberg font partie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature