Résumé

Les flèches du jour (1910)

“ Les idoles Qu'on nomme l'Argent tout-puissant Et la Raison si courte et vaine Ont remplacé Dieu, dont la haine Inspire le coeur menaçant De ceux de qui les mains rusées Ont su t'arracher le pouvoir, Et qui, méprisant le devoir, Te paissent de billevesées. Ils ont tout pris jusqu'à la foi Qui fit la gloire de tes pères. Leur audace se rit de toi Qui les paye de gras salaires. Si tu ne prends les étrivières Pour les expulser de ton toit, Ces bandits, sinistres compères, Te mettront bientôt hors la loi ! — Mais encore une fois, dis-moi, Sommes-nous pas en République ? ”
Source : Gallica

Les flèches du jour (1910)

“ Au travail je peine et m'escrime. Mais la politique, ma foi, Fut toujours de l'hébreu pour moi. Demande à ceux que mon suffrage Envoie à la Chambre en mon nom. Si tu peux percer leur tapage, Peut-être qu'ils te le diront.
— O députés très honorables, Elus du peuple souverain,
Si vous n'avez un coeur d'airain Soyez envers moi charitables. Je suis la France et voudrais bien Savoir si votre politique Me dirige comme il convient. Où me mène la République? Veuillez répondre à ma supplique.
— La France, nous n'en savons rien, Nous crions : Hou ! hou ! la calotte !
”
Source : Gallica

Les flèches du jour (1910)

“ Le gouvernement peut faire Là-bas, la paix ou la guerre, Avancer ou reculer; Au lieu de le contrôler, Les députés de la France . S'en lavent les mains d'avance, Et leur sotte confiance A son gré le laisse aller. Jusqu'où? Qui pourrait le dire? Et qui donc en a souci ? Jusqu'à quand, prêtant à rire, Allons-nous rester ainsi, Comme des gens qu'on assiège Ou qui sont pris dans un piège Bloqués à Casablanca? Demeurerons-nous jusqu'à Ce qu'à la mer on nous jette? L'Afrique bouge et s'apprête A tomber soudain sur nous. ”
Source : Gallica

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