Résumé

Étienne-Antoine de Boulogne Oraison funèbre de son altesse royale monseigneur le duc de Berri… (1820)

Et vous, Prince magnanime , Prince vraiment Bourbon, et à ce titre si jaloux de l'honneur de votre nation, vous qui trouviez si cruel de mourir de la main d'un Français ; non ce n'est point un Français qui vous donne la mort, mais un monstre que repoussent tous les Français, non - seulement comme indigne de l'être, mais comme indigne du nom d'homme. Non, vous n'êtes pas mort par la main d'un Français, mais par celle d'un athée, qui n'appartient à aucune nation, qui ne sauroit avoir une patrie propre , et qui n'ayant plus de rapport avec le Père universel des êtres, ne connoît.
Source : Gallica

Étienne-Antoine de Boulogne Oraison funèbre de son altesse royale monseigneur le duc de Berri… (1820)

Ce que nous pouvons annoncer sans être prophète, c'est que lorsqu'au coucher du soleil un noir nuage paroît sur l'horizon, le lendemain vient la tempête; et que jamais nuage n'a été plus sombre et plus sinistre que celui qui s'élève aujourd'hui sur le tombeau du Duc DE BERRI. Ce que nous savons, sans vouloir pénétrer aucun secret du ciel, c'est que, si tes hommes tuent les princes, les doctrines tuent les empires, et frappent au coeur tes nations; que toutes ont péri par tes mêmes maximes qui nous égarent et les mêmes vices qui nous travaillent
Source : Gallica

Étienne-Antoine de Boulogne Oraison funèbre de son altesse royale monseigneur le duc de Berri… (1820)

Vous le voyez, Messieurs ; c'est encore ici le François qui parle, et qui se montre tel jusqu'au dernier moment. Mais non, Prince trop abusé peutêtre ; vous faites bien plus que de mourir au lit d'honneur, vous mourez au lit de la vertu et au lit du chrétien ; vous mourez de la mort des justes, ce qui est bien plus beau que de mourir de la mort des braves.
Source : Gallica

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