Résumé

E.-M. Legeay Élections de 1842. Électeurs, que demandez-vous… (1842)

Electeurs, rappelez-vous toutes ces promesses mensongères, formulées avec toutes les apparences de la bonne foi, et qui se sont évanouies aux premières avances du pouvoir. Le candidat qui sollicitait vos suffrages, vantait son indépendance, la fermeté de son caractère et la fixité de ses principes; à l'entendre, jamais il ne devait accepter de faveurs, jamais il ne voulait porter les livrées ministérielles : vous l'avez vu à l'oeuvre, et que sont devenus ses serments?
Source : Gallica

E.-M. Legeay Élections de 1842. Électeurs, que demandez-vous… (1842)

Quelle incommensurable distance de ce langage à la loi d'attentat! Si donc, électeurs, vous voulez réellement le gouvernement représentatif et ses franchises, c'est à vous qu'il appartient de choisir entre les deux systèmes. Ici, le droit commun; là, le monopole: d'un côté, et aussi étendue que possible, cette liberté qui permettes améliorations; de F autre, ces concessions mesquines qui semblent quelque chose en apparence, et qui n'offrent rien de sérieux qu'un titre éblouissant : au début de la carrière.
Source : Gallica

E.-M. Legeay Élections de 1842. Électeurs, que demandez-vous… (1842)

L'homme s'attache à quelque chose de sérieux, et son premier besoin c'est de se dire co-partageant du pouvoir, et comme tel-intéressé à le soutenir. Mais si vous ne lui offrez qu'une représentation mensongère, si vous voulez qu'il se contente d'une vaine et futile apparence, quand vous ne lui laissez pas même l'illusion possible, comment voulez-vous qu'il s'attache à vos formes et qu'il s'enthousiasme pour une liberté puérile et ridicule ?
Source : Gallica

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