Résumé

Le pourquoi la France n'est pas libre (1869)

Il sera capable de tout tenter pour satisfaire son besoin d'indépendance. Le travail, quelque dur et prolongé qu'il soit, ne l'effrayera jamais; il veut être son maitre et dirige sans cesse ses pensées vers ce but jusqu'au moment où le succès couronnant ses efforts le met à même de disposer de ses actes. Voilà le citoyen libre.
Ne lui parlez pas d'une alliance de liberté et de dépendance : il ne vous comprendra pas ; ne lui dites pas qu'il peut être libre quoique fonctionnaire de l'Etat, car il saura vous répondre qu'il n'est pas bon de placer l'homme entre sa conscience et son intérêt.
Source : Gallica

Le pourquoi la France n'est pas libre (1869)

Toutefois, le même ennemi, qui a su tirer un aussi bon parti de notre logique implacable dans les systèmes de représentation privilégiée, va faire tourner le privilége au profit prétendu des masses et proclamer l'avénement du tyran prolétaire.
Toutefois, le règne de l'anarchie est d'aussi courte durée que les inondations d'un fleuve, mais que de ravages ne fait-elle pas sur son passage! La France enrayée, éperdue, se précipite de nouveau sous l'aile du despotisme et lui livre sa foi, sa liberté, sa richesse et son sang, rentrant ainsi dans le cercle fatal de l'anarchie et du despotisme.
Source : Gallica

Le pourquoi la France n'est pas libre (1869)

Moins violent dans la direction de la conduite des hommes, mais aussi pervers dans son but, le despotisme s'est posé en protecteur et a poussé l'audace jusqu'à l'usurpation du nom d'autorité. Ce nom, cher à un peuple qui, comme le nôtre, en avait connu les douceurs, a caché sous des lueurs trompeuses les ténèbres qui nous enveloppent. L'autorité a des limites comme la liberté, mais le despotisme n'en veut aucune. De là l'abîme immense qui les sépare et de là aussi la négation calculée de la souveraineté de Dieu sur le gouvernement des hommes.
Source : Gallica

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