Résumé

Alfred de Gardane François-Ferdinand d'Orléans, prince de Joinville… (1870)

La science politique repousse avec mépris ces moyens barbares de gouvernement. Elle n'en connaît qu'un d'efficace, c'est d'opposer à ceux qui sont tombés un meilleur gouvernement que le leur.
La raison d'Etat conseille d'être juste, de clore à jamais en France l'ère des proscriptions, de tirer parti de toutes les forces vitales du pays, de tous les éléments qu'il renferme, de les faire concourir à la grandeur d'un but commun.
Tous ces éléments sont nécessaires, ils se tempèrent, s'équilibrent l'un par l'autre, et c'est de leur ensemble que résultera la grandeur de la France.
Source : Gallica

Alfred de Gardane François-Ferdinand d'Orléans, prince de Joinville… (1870)

La société n'est plus qu'un champ de bataille.
Il n'est plus question de droit, mais de force.
Non-seulement la majorité ne peut, sans manquer à la loyauté, porter atteinte, directement ni indirectement, à la souveraineté de la nation, mais elle a le devoir sacré de la maintenir sous peine de forfaiture.
Il ne sera pas toujours vrai, d'ailleurs, que le plus grand nombre représentera la force.
Le contraire arrivera même souvent.
Il n'est pas douteux, par exemple, qu'il n'y ait dans Paris seul plus de force matérielle que dans toutes les campagnes de la France réunies.
Source : Gallica

Alfred de Gardane François-Ferdinand d'Orléans, prince de Joinville… (1870)

Si jamais un homme a souffert de l'exil, c'est le prince de Joinville ; jamais noir cancer n'a dévoré plus cruellement un cœur généreux.
Il vit comme il peut, en suivant de La pensée les mouvements de sa patrie dans ceux du monde. La gloire ou les revers de la France, c'est là ce qui l'attire, le charme et le passionne comme au jour de sa jeunesse. La marine française l'occupe toujours. On sent que c'est au milieu d'elle que son âme est restée.
Source : Gallica

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