Résumé

Ch.-Louis de Caqueray De l'Alliance entre la monarchie héréditaire et le vote universel dans l'avenir de la France… (1851)

Nous croyons que la France, qui est à la tête de la civilisation dans le monde, est arrivée la première aux dernières limites de la liberté; elle ne peut plus aller au delà sans périr, ni sans abjurer le christianisme. Mais c'est là qu'elle doit et peut s'asseoir, si elle revient enfin à la pratique des principes et de la morale chrétienne, afin qu'il soit démontré aux peuples que, si la liberté est bonne en elle-même, du moins elle a besoin d'un puissant correctif moral; et qu'elle ne peut devenir un élément de paix et de prospérité, si ce n'est dans une société vraiment chrétienne.
Source : Gallica

Ch.-Louis de Caqueray De l'Alliance entre la monarchie héréditaire et le vote universel dans l'avenir de la France… (1851)

L'influence de la classe moyenne n'est pas une préférence arbitraire, quoique judicieuse, de la loi ; sans doute elle est avouée par la raison et par la justice ; mais elle a d'autres fondements encore que la politique respecte davantage, parce qu'ils sont plus difficiles à ébranler. L'influence de la classe moyenne est un fait, un fait puissant et redoutable; c'est une théorie, vivante, organisée, capable de repousser les coups de ses adversaires. Les siècles l'ont préparée, la révolution l'a déclarée ; c'est à cette classe que les intérêts nouveaux appartiennent.
Source : Gallica

Ch.-Louis de Caqueray De l'Alliance entre la monarchie héréditaire et le vote universel dans l'avenir de la France… (1851)

Mais dès lors, l'unité est déplacée ; elle ne réside plus dans le roi, mais dans cette tierce puissance. La souveraineté est rompue, et le monarque n'est plus couvert de l'inviolabilité, cette auréole du sanctuaire royal; et avec l'inviolabilité s'écroulent tous les apanages de la monarchie, c'est-à-dire la stabilité, la perpétuité, la dignité et l'hérédité protectrice de la propriété; car tous ces avantages sont solidaires de l'inviolabilité royale; et tous ces avantages perdus pour des appréhensions le plus souvent chimériques, pour des terreurs puériles!
Source : Gallica

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