Résumé

Guillaume II Souvenirs de ma vie (1859-1888… (1926)

Pendant ce temps mon grand-père inspectait de son regard perçant, en parcourant lentement le front, ses grenadiers immobiles ; le coeur du jeune garçon battit bien fort lorsque le regard de son roi l'atteignit. Ensuite les bataillons se formèrent pour le défilé et je vins moi-même à la fin, comme officier fermant la marche. Ce fut pour moi un jour inoubliable, car qu'est-ce qui pouvait être plus beau pour un prince du sang, un petit-fils du roi, un officier du premier régiment de la garde à pied, que de faire un service devant le haut et redoutable seigneur !
Source : Gallica

Guillaume II Souvenirs de ma vie (1859-1888… (1926)

La vie journalière se déroulait dans un cadre assez; étroit. En hiver nous demeurions au palais du prince royal à Berlin ; ma chambre était à l'étage supérieur, à l'angle de la Wallstrasse. A Berlin, nous nous considérions presque comme des prisonniers, car la grande ville, avec son océan de pierres, loin de la nature, ne vaut rien pour la jeunesse. Mais combien grande était notre joie lorsque au printemps nous allions à Potsdam ! Pendant des semaines à l'avance, nous nous réjouissions déjà pour le moment où aurait lieu le grand déplacement vers le nouveau palais, vers la liberté !
Source : Gallica

Guillaume II Souvenirs de ma vie (1859-1888… (1926)

J'étais auprès de mon commandant de division, le général von Schichtling. Devant nous étaient tenus les drapeaux criblés de trous du régiment, qui avaient flotté devant mon grand-père en tant de combats victorieux. Ce fut un instant profondément émotionnant lorsque, avec les mains levées, nous prononçâmes la formule du serment sacré au drapeau, qui fut suivie de trois hourras en l'honneur de l'empereur Frédéric III. L'émotion était si générale que beaucoup d'officiers et d'hommes avaient les larmes aux yeux.
Source : Gallica

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