Baron Heckedorn

Élements biographiques

Baron Heckedorn,  Guillaume II, son peuple et son armée à la fin de 1891 (1892)

“ Dans sa vie privée, le maréchal était d'une simplicité, dont on ne peut se faire une idée qu'en songeant à l'avarice sordide qui le rongeait. Certes le tailleur qui l'habillait n'a pas dû faire fortune, car Moltke, imitant d'ailleurs son auguste maître l'empereur Guillaume Ier, usait ses effets jusqu'à la trame. On ne pouvait se défendre d'une sensation bizarre à la vue de ce vieillard vêtu d'un uniforme râpé et entouré du respect de tous. Car, il
n'y a pas à le cacher, le vieux stratège était certainement la figure la plus populaire de Berlin.
”
Source : Gallica

Baron Heckedorn,  Bismarck (1896)

“ Le roi doit être le maître dans les affaires qui sont bien de son ressort ; c'est parce que j'ai bien disposé cela que l'empereur a pu si aisément se passer de
moi. Il ne faut pas chercher d'autre explication du départ d'un chancelier qui était populaire et qui avait réussi.
Et puis, si l'empereur a sa gloire à faire, j'ai la mienne à garder; je la défends ; j'ai dû me sacrifier à elle, je n'entends pas la compromettre.
Je ne suis pas étonné qu'en Allemagne tant de gens aient poussé un « ouf ! » au moment de ma chute. Quand on a été ministre si longtemps on a beaucoup d'ennemis.... »
”
Source : Gallica

Baron Heckedorn,  Guillaume II, son peuple et son armée à la fin de 1891 (1892)

“ Il est bien étonnant que les Allemands n'aient pas encore dit que le czar lui avait donné ces animaux dans l'unique but de le faire tuer par eux ! Mais cela viendra.
Il est vrai que les Russes répondront très justement : « Pourquoi nous les a-t-il demandés ? »
Car Guillaume II est bien Allemand sous ce rapport. Dès qu'il voit une chose à sa convenance, il se dépêche de répéter sans fin : « Ah ! que c'est beau ! Ah ! que c'est beau ! » Naturellement ceux
auxquels il adresse ces compliments ne peuvent faire autrement que de lui offrir l'objet de son admiration.
”
Source : Gallica

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