Chancelier de l'Empire

Définition et enjeux

Beyens L’empereur Guillaume

Ses chanceliers, après le renvoi de Bismarck, n’ont été que les exécuteurs plus ou moins habiles de sa volonté souveraine et les chefs d’une armée de bureaucrates. L’un d’eux s’est acquis la réputation d’un homme de beaucoup de talent, mais obligé, comme les autres, de se plier au métier de courtisan. Gouverner, pour un chancelier de l’Empire, ce n’est pas prévoir, c’est obéir à un maître versatile et volontaire.
Par d’autres côtés de son caractère, l’Empereur a toujours aimé la société des savans et des professeurs de renom.
Source : Wikisource

Portrait de Charles Benoist Charles Benoist Revue des Deux Mondes

Or, au titre IV de la Constitution de 1871, qui est précisément celui du Præsidium, l’article 15 stipule : « Le chancelier de l’Empire est nommé par l’Empereur. » En ajoutant qu’il avait « l’intention de proposer au régent la nomination du député Ebert comme chancelier, » le prince Max de Bade restait dans la stricte correction. Mais, quand il n’y a plus eu d’empereur et roi, il n’y a pas eu de régent du royaume de Prusse, et par conséquent pas de vice-empereur allemand. Personne n’avait qualité pour nommer un chancelier de l’Empire.
Source : Wikisource

Anonyme Revue des Deux Mondes

Le fait mérite d’être noté, et il est indéniable, puisque le chancelier de l’empire l’a, lui-même, reconnu et constaté. Il n’était pas superflu de le retenir parce qu’il démontre que de l’autre côté de la frontière, dans l’armée allemande surtout, on incline à voir dans une guerre, à courte échéance, l’unique solution des difficultés présentes pendant qu’on accuse hautement la France de guetter, avec passion, l’occasion de la revanche.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature