Un Péssimiste, Guillaume II et son peuple : traduit de l'allemand avec l'autorisation de l'auteur (1907)
“ Oui, certes, Guillaume II n'a que trop souvent prouvé avec quel grand sérieux, il prend à coeur sa mission, pour qu'on ose lui imputer la pensée d'exercer le favoritisme. Il croit véritablement au mérite de celui qu'il nomme ; il oublie seulement qu'il est lui-même un homme, avec des sympathies et des antipathies très marquées. De plus, l'empereur, moins qu'un autre, s'est heurté aux dures réalités de la vie ; il est resté si fidèle, jusqu'en son âge mûr, à l'optimisme couleur de rose de sa jeunesse, qu'il voudrait bannir de son royaume tous les pessimistes. ”
