Émile Wetterlé,
L'Allemagne qu'on voyait et celle qu'on ne voyait pas
(1916)
“ La pudique Allemagne a, depuis longtemps, renoncé à la réserve dont elle s'enorgueillissait autrefois, et on en vient à se demander comment les enfants, sous les yeux desquels s'étalent à chaque pas, dans la rue, tant de malpropretés, qui ne sont même pas spirituelles, peuvent encore cultiver dans leur cœur la petite fleur bleue de l'innocence, voire celle de la sentimentalité ! Le vice, dans l'Allemagne contemporaine, est, en effet, devenu éhonté, cynique. L'obscénité ne cherche plus son excuse dans la passion, elle est le but qu'on veut atteindre sans détours. ”
