Maurice Pernot,
L'Allemagne de Hitler
(1933)
“ Quand on passe de Saxe en Bavière, et surtout de Leipzig à Munich, le contraste est saisissant. Là, je n'avais trouvé que gens affairés, inquiets, souvent mécontents. Ici, l'on prend le temps comme il vient, avec patience et bonne humeur, et on ne s'en porte pas plus mal. Non pas que le Bavarois soit indifférent à la grande politique allemande, ou qu'il suive avec un médiocre intérêt ce qui se passe à Berlin. Mais on dirait qu'il éprouve une instinctive méfiance à l'égard de cette Prusse brutale, avide, accapareuse, toujours prête à imposer au Reich sa toutepuissante volonté. ”
