Résumé

Max Hermant Idoles allemandes (8e édition) (1935)

L'infini n'a point de place sur une planète qui est ronde.
Car enfin, malgré qu'il en ait, et si peu de valeur qu'il accorde à l'objet qu'il tire du néant, l'homme créateur n'en amène pas moins cet objet à l'existence, et ce n'est après tout qu'un mot de prétendre qu'il est achevé.
C'est ainsi que le germanisme a créé l'armée allemande; et d'elle aussi l'on dit bien qu'elle est une fin en soi, qu'elle se justifie par elle-même, qu'il n'est aucun besoin d'imaginer qu'elle ait pour but de se battre, et que l'Allemagne la forme pour le plaisir de la former.
Source : Gallica

Max Hermant Idoles allemandes (8e édition) (1935)

En un mot, c'est dans le désir même, dans la volonté, dans l'effort, que se trouve l'essence et la valeur de l'homme. L'objet de l'effort, de la volonté, du désir, n'apparaît que comme auxiliaire. L'obtenir, c'est un achèvement, et être achevé, c'est être mort.
Des textes innombrables nous décrivent cette vision comme étant celle de l'Allemagne. « L'action, dit Gœthe, est supérieure à ses résultats ». La tendance de l'Allemagne, dit le Dr Curtius, est « de prendre conscience d'elle-même sous forme de problème, jamais de s'affirmer sous forme de solution. »
Source : Gallica

Max Hermant Idoles allemandes (8e édition) (1935)

Tout d'abord, le fascisme est une révolution. Il a changé, en Italie, le cours de l'Histoire et il a transformé les hommes. D'un peuple souriant et sceptique, aimant l'ironie, la liberté, les loisirs, il a fait un peuple ardent, discipliné, où chacun est prêt à des sacrifices permanents pour la grandeur de la patrie.
L'hitlérisme, malgré les émeutes, n'est pas né d'un coup d'État. Il n'a pas modifié l'esprit de l'Allemagne; il n'a fait, au contraire, que préciser, amplifier et précipiter l'ensemble des doctrines, des sentiments, des volontés qui depuis cent ans caractérisent le germanisme.
Source : Gallica

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