Résumé

Portrait de George Abel Schreiner George Abel Schreiner La Détresse allemande. Traduit de l'anglais… (1918)

Rien n'est jamais vraiment populaire en Allemagne, sauf les oeuvres des poètes. C'est pour cette raison que l'empereur n'est pas populaire au sens où Edouard VII a pu l'être. Mais, pour l'Allemand, Guillaume II est un fait, tout comme la vie elle-même. A l'heure qu'il est, l'empereur, aux yeux de la très grande majorité de son peuple, est l'État, et, si aventureuse que puisse sembler cette affirmation à une heure où l'Allemagne balance entre la réaction et le progrès, il n'y a pas en Europe de trône plus solide que celui des Hohenzollern.
Source : Gallica

Portrait de George Abel Schreiner George Abel Schreiner La Détresse allemande. Traduit de l'anglais… (1918)

Pour l'Allemand d'Autriche, la guerre ne tut jamais autre chose qu'un fléau. Elle gênait ses affaires, et surtout ses plaisirs; elle le privait de son passe-temps favori, le café, et de ses amours clandestines. Elle bouleversait toute sa vie. Quel sens pouvait avoir la défense de l'empire d'Autriche pour un homme qui en partageait la possession avec des Tchèques, des Polonais, des Ruthènes, des Slovènes, des Croates, des Italiens, des Bosniaques musulmans, et, jusqu'à un certain point, avec des Magyars et des Roumains ? L'intérêt de race est, pour cet homme, un mot vide de sens.
Source : Gallica

Portrait de George Abel Schreiner George Abel Schreiner La Détresse allemande. Traduit de l'anglais… (1918)

Prise entre l'insolence des fonctionnaires, la rareté des vivres, et l'exploitation intensive pratiquée sur elle par le gouvernement et par les spéculateurs ses favoris, ce furent vraiment de beaux jours pour la malheureuse population civile !
Mais après tout un peuple n'a que le gouvernement, qu'il mérite, — de même qu'il n'a que les vivres qu'il sait produire, ou qu'il sait exiger. Les bas fonctionnaires ne changèrent de moeurs que le jour où il se trouva des femmes pour leur sauter au visage, et où une avalanche impressionnante de plaintes vint enfin émouvoir le gouvernement.
Source : Gallica

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