Viande de conserve

Définition et enjeux

Antoine Balland,  Les aliments : analyse, expertise… (1907)

“ La viande de conserve garde pendant très longtemps sa consistance, sa couleur, son odeur et sa saveur ; la graisse qui, après la stérilisation, s'est solidifiée dans la partie supérieure, perd assez vite sa fermeté, en subissant une espèce de saponification (1) . Quant au bouillon, il se transforme d'autant plus vite qu'il a été moins concentré; il devient fluide, trouble et donne à l'ensemble de la conserve un aspect peu appétissant qui éveille la défiance. Plus il y a d'écart entre l'hydratation de la viande et celle du bouillon, plus les transformations sont rapides et profondes. ”
Source : Gallica

Louis Baillet,  Traité de l'inspection des viandes de boucherie considérée dans ses rapports avec la zootechnie… (1880)

“ Il résulte de ce qui précède que la viande de conserve, même la mieux préparée, au moyen du procédé le mieux perfectionné, est encore loin d'équivaloir à la viande fraîche et que c'est à l'expérience qu'il appartient de se prononcer sur les avantages que peut offrir cette viande conservée, dans la grande question de l'alimentation publique. ”
Source : Gallica

Georges Morache,  Traité d'hygiène militaire (1874)

“ Chimiquement, la viande de conserve a conservé ses propriétés, mais il n'en est vraisemblablement pas de même au point de vue physiologique. Les conserves de viande sont moins faciles à digérer que la viande crue, elles donnent lieu, au bout d'un certain temps d'usage, à des renvois mésodorants, elles pèsent sur l'estomac ”
Source : Gallica

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