Viande fumée

Définition et enjeux

Paul Poiré Leçons de chimie appliquée à l'industrie… (1877)

Certaines substances ont la propriété, en détruisant les germes, d'assurer la conservation des matières organiques : on sait depuis longtemps que la viande fumée se conserve pendant un certain temps. Dans ce cas, l'effet est dû à certains produits, comme l'acide phénique et la créosote, qui se dégagent dans la combustion du bois et qui imprègnent la viande fumée.
Le sel ou chlorure de sodium est aussi un très-bon antiseptique ; on lui ajoute maintenant un peu de salpêtre ou azotate de potasse qui communique à la viande une teinte rouge.
Source : Gallica

Jules Arnould Nouveaux éléments d'hygiène (1905)

Le fumage succède souvent au salage de la viande. On fume autant que possible à l'aide d'un feu de bois peu ardent, de manière à ne pas exposer la viande à une trop haute température ; à la campagne on utilise pour cette opération de vastes cheminées de cuisine; les industriels ont recours à des chambres où la fumée, produite surtout avec des bois résineux, circule lentement grâce à des cloisons partielles en chicanes.
Dans notre pays on sale princi palement la viande de porc, le lard, et en Allemagne on conserve volontiers de même la viande de bœuf.
Source : Gallica

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