Georges Morache

Résumé

Georges Morache Traité d'hygiène militaire (1874)

Des vêtements simples, sans surcharges inutiles, des buffleteries sans cirage, des armes et des ferrures bronzées comme les boutons n'empêcheront le soldat ni de s'instruire, ni d'être brave et discipliné. Laissons les amoureux du passé à leurs regrets, supprimons dans l'armée tout ce qui n'a pas trait au service de campagne, et, au risque de blesser cruellement la tradition, ne craignons pas d'introduire les innovations que tout homme sensé reconnaît utiles.
Source : Gallica

Georges Morache Traité d'hygiène militaire (1886)

Tous les chefs militaires sont de cet avis et reconnaissent l'influence heureuse de l'exercice sur le moral du soldat; mais si l'on dépasse le but, si l'on s'éternise dans les mêmes manœuvres, l'homme perd bientôt tout feu sacré, devient indifférent, ne fait plus son devoir que par routine, et au lieu de l'assouplir on tend à l'abrutir. C'est dire qu'il faut introduire dans son service une variété indispensable à sa bonne exécution, faire alterner le maniement d'armes avec la gymnastique, les exercices sur le terrain avec ceux de la chambre, la théorie militaire avec l'instruction générale.
Source : Gallica

Georges Morache Traité d'hygiène militaire (1874)

L'armée doit être considérée à un point de vue beaucoup plus sérieux ; elle est faite uniquement pour la guerre, le vêtement qui lui convient le mieux en campagne est celui que l'on doit adopter à l'exclusion de tout autre. Un régiment bien tenu, dont les soldats auront un air vigoureux, dont les uniformes seront peut-être sombres, mais dont les armes seront admirablement entretenues et solidement maniées, sera toujours suffisamment beau, il aura même une beauté plus sévère et plus mâle, il inspirera tout autant d'enthousiasme et probablement plus de respect.
Source : Gallica

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