Résumé

Jean-Baptiste Fonssagrives Traité d'hygiène navale, ou De l'influence des conditions physiques et morales dans lesquelles… (1856)

Le Devoir, cette belle et généreuse passion à laquelle soldats et matelots offrent stoïquement tous les jours le sacrifice de leur vie, ne saura jamais germer dans une âme d'où le sentiment religieux sera à jamais effacé; l'homme, sous ce rapport, s'abuse souvent sur lui-même ; c'est là de la religion déguisée sous une vertu qu'on croit tout humaine, et qui n'attend qu'une occasion pour se manifester. Un homme qui se sacrifie au Devoir, sans remonter à la source divine de celui-ci, supporte la partie pesante du joug religieux sans en goûter les douceurs.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Fonssagrives Traité d'hygiène navale, ou De l'influence des conditions physiques et morales dans lesquelles… (1877)

La rencontre d'un bâtiment à la mer fait ressortir, par la vivacité des sentiments qu'elle provoque, tout ce que cette séquestration des longues traversées a de profondément pénible. Le poëte Thomas Moore a décrit dans des vers admirables les sensations que cet incident de la vie maritime éveille dans un équipage. On dirait alors qu'un navire n'est plus un être collectif, formé de personnalités et de passions diverses, mais un seul homme qui voit arriver le terme d'un long isolement et sent sa langue se délier à l'approche d'un être semblable à lui.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Fonssagrives Traité d'hygiène navale, ou De l'influence des conditions physiques et morales dans lesquelles… (1856)

L'ennui est le châtiment des esprits qui manquent à la loi du travail; il s'attache invariablement à tout homme désœuvré comme ces lichens parasites qui pullulent sur les arbres où la séve ne circule plus.
Se créer des occupations, donner un but et une activité à chacun de ses instants, c'est le sûr moyen d'échapper au fléau. Les capitaines en préservent leurs équipages par une combinaison bien entendue des manœuvres, des exercices et des distractions; les officiers arrangent leur vie comme ils l'entendent, et l'étude peut donner à leur isolement un charme qui le leur rend presque doux.
Source : Gallica

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