Claude Anet,
Ariane, jeune fille russe
(1921)
“ La promiscuité, c’est bon pour les gens mariés. Mais le mariage n’est ni l’amour, ni le plaisir... ”
La promiscuité, définie comme une cohabitation étroite ou une relation sexuelle non encadrée, a été abordée par de nombreux penseurs à travers les siècles. Auguste Forel, dans ses réflexions sur les mœurs primitives, la rattache à des sociétés sans mariage institutionnalisé, tandis que Claude Anet oppose cette idée au cadre du mariage, soulignant ses limites morales.
Victor Hugo, quant à lui, l'utilise métaphoriquement pour décrire des états de confusion sociale. Jean Pierre Ducros, lui, inscrit la promiscuité dans une logique biologique, la voyant comme un état naturel temporaire. Ces approches diverses, allant de l'anthropologie à la philosophie, révèlent une tension constante entre liberté sexuelle et régulation sociale, thème étroitement lié à la monogamie, à la sexualité et à la discrétion.
Claude Anet,
Ariane, jeune fille russe
(1921)
“ La promiscuité, c’est bon pour les gens mariés. Mais le mariage n’est ni l’amour, ni le plaisir... ”
Paul Diday, Examen de l'ouvrage de M. le Dr Dufieux… (1855)
“ Et si, à son tour, prenant la question de l'autre face, quelque philosophe s'avisait de remarquer, non plus qu'il naît trop d'hommes, mais qu'il naît trop peu de femmes, à quel système de promiscuité préétablie ne vous mènerait-il pas au nom des mêmes principes? ”
Auguste Forel,
La Question sexuelle exposée aux adultes cultivés…
(1911)
“ La plupart des légendes racontent que l'homme vécut primitivement dans la promiscuité, c'est-à-dire dans la communauté sexuelle des hommes et des femmes, sans mariage, et que tel ou tel dieu ou telle loi a institué le mariage. ”
Jean Pierre Ducros, Prééminence de la loi religieuse sur la loi civile… (1824)
“ Mais aussitôt que ce but de la nature est atteint, le mâle, la femelle, et le fruit de leur union passagère , tous deviennent à jamais étrangers les uns aux autres ; la promiscuité est leur partage , et l'ignorance de leurs rapports une suite de leur nature. ”
Auguste Forel,
La Question sexuelle exposée aux adultes cultivés…
(1911)
“ Chez les Todas, le mariage par groupes est constitué comme suit. Tous les frères sont les époux de la femme de l'aîné, et toutes les sœurs de cette femme sont en même temps les femmes de leurs beaux-frères: Si nous exceptons la prostitution, ce cas est, chez l'homme, le seul qui se rapproche de la promiscuité. Le mariage par groupes constitue cependant une promiscuité extrêmement restreinte. ”
J. Raffault, Éléments de sociologie. Textes choisis et ordonnés… (1930)
“ Ainsi, les faits avancés pour soutenir l'hypothèse de la promiscuité ne nous autorisent pas à supposer que la promiscuité ait jamais été la forme dominante dès rapports sexuels même chez un seul peuple, tandis que cette hypothèse est en opposition avec toutes les idées correctes que nous pouvons nous faire quant à l'état primitif de l'homme. ”
Raymond Théodore Troplong, De l'Influence du christianisme sur le droit civil des Romains… (1855)
“ On parlait, chez les païens, de la mauvaise vie des chrétiens, de leurs incestes, de la promiscuité des femmes ! Comment répondre à ces calomnies, si ce n'est par lu sainteté dans les moeurs , par la rigueur dans les pratiques 1 ? De ces idées et de cette situation sortait donc la nécessité de proscrire les noces entre parents ; car souvent l'espoir du mariage enhardit la passion et fascine la faiblesse. Or, la passion doit être privée de cette arme, la faiblesse doit être prémunie contre cette embûche ! ”
“ C’était on ne sait quel ineffable mélange d’haleines ; plus que la chasteté, l’ignorance ; une nuit de noces avant le sexe. Le petit garçon et la petite fille, nus et côte à côte, eurent pendant ces heures silencieuses la promiscuité séraphique de l’ombre ”
“ Pères, mères, enfants, frères, sœurs, hommes, femmes, filles, adhèrent, et s'agrègent presque comme une formation minérale, dans cette brumeuse promiscuité de sexes, de parentés, d'âges, d'infamies, d'innocences. ”
Auguste Forel,
La Question sexuelle exposée aux adultes cultivés…
(1911)
“ En elle-même, la promiscuité n'est pas nécessairement la prostitution, car la notion de cette dernière comprend avant tout celle de la vente de son propre corps, ce qui n'est pas le cas dans la promiscuité. Le fait fondamental qui nous empêche absolument d'admettre une promiscuité primitive chez les peuples sauvages est le suivant. Dès que les deux sexes sont libres, l'instinct monogame de la femme d'un côté et la jalousie des deux sexes de l'autre tendent constamment à rétablir le mariage. ”
Hippolyte Lamarche, Projet de constitution et catéchisme républicain… (1848)
“ L'être complet étant celui-là seul qui peut se reproduire, l'être humain est l'homme uni à la femme. De là ces conséquences que la promiscuité est un outrage à la pudeur, à la dignité des sexes, une cause d'abaissement pour l'intelligence sous le rapport moral, et que tout voeu extérieur de célibat est un délit contre la loi providentielle. ”
Salomon Reinach,
Cultes, mythes et religions...…
(1922-1928)
“ De là l'idée répandue dont la théorie de la promiscuité est le produit, que le mariage a été imaginé pour mettre un frein au commerce illégitime; assurément, le mariage l'empêche, mais il l'invente d'abord. ”
Léon Heckiss, Les Drames de la politique : la Conciergerie… (1869)
“ Toutes ces personnes paraissent souffrir horriblement de la promiscuité à laquelle elles se trouvent condamnées; entre toutes un jeune homme nous semble plongé dans le plus affreux désespoir; ses compagnons d'infortune disent qu'il n'a cessé de pleurer depuis le moment de son arrestation ”
Adolphe Belot,
Le diable à quatre : roman parisien
(1886)
“ Peut-être , grâce à quelque accord monstrueux , mais tacite , consenti entre eux quatre , la vie commune allait -elle être poursuivie , dans les conditions où on venait de l' inaugurer la veille , en continuant à croiser les couples , jusques et y compris l' alcôve ! Cette promiscuité dégradante , durant des semaines ... des mois ... des années !... L' avilissement et l' écœurement les enveloppant progressivement , et absorbant , peu à peu , en elles , non pas leurs illusions illusions elles n' en avaient plus , mais les derniers vestiges de ce qu' elles avaient cru être de l' amour ! ”
Pierre-Joseph Proudhon,
La Pornocratie, ou les Femmes dans les temps modernes
“ Un fait qui indique la profondeur et la précocité de la corruption de la jeunesse, c’est qu’on en voit qui se réunissent à trois ou quatre pour entretenir, à frais communs, une femme. Cette communauté est le dernier degré de bassesse. — Des visites solitaires à une fille publique sont cent fois au-dessus. Le concubinage, ou amour libre, qu’il serait mieux encore d’appeler mariage libre ou sujet à révocation, devient très-rare. — La jeunesse, ayant perdu la honte et la délicatesse, ne s’y est pas arrêtée longtemps. On préfère la voltige, bien autrement excitante et coûteuse ; la promiscuité. ”
Lucien Nass, Pauvres docteurs ! : moeurs médicales
“ Les femmes, étendues dans leur lit, souffraient de la promiscuité où elles se voyaient contraintes, assistaient, désolées, à l'affaissement de leurs formes, à la chute de leur éphémère beauté, cependant que d'autres, renaissant à la vie, contemplaient, sur leurs mains amaigries, les ravages du mal et songeaient que jamais peut-être, elles ne reconquerraient le charme de leur jeunesse, la fleur d'amour si précieuse et si lé- gère qui s'était fanée aux premiers jours de fièvre. ”
Gustave Flaubert,
Madame Bovary
“ Ce mot vous a choqué; au lieu des désillusions, vous auriez voulu les souillures de l'adultère. Le tribunal jugera. Quant à moi, si j'avais à faire poser le même personnage, je lui dirais: Pauvre femme! si vous croyez que les baisers de votre mari sont quelque chose de monotone, d'ennuyeux, si vous n'y trouvez—c'est le mot qui a été signalé,—que les platitudes du mariage, s'il vous semble voir une souillure dans cette union à laquelle l'amour n'a pas présidé, prenez-y garde, vos rêves sont une illusion, et vous serez un jour cruellement détrompée. ”
Alexandre Dumas fils,
Théâtre complet
“ Toute fille vient au monde vierge. Pour faire cesser cet état de virginité, il faut l’intervention de l’homme. Une fois cette virginité détruite autrement que par le mariage, le déshonneur commence pour elle et la prostitution se présente. Protégez la femme contre l’homme, et protégez-les ensuite l’un contre l’autre. Mettez la recherche de la paternité dans l’amour, et le divorce dans le mariage. ”
Pierre-Victor-Henri Berdalle de Lapommeraye, Molière et Bossuet : réponse à M. Louis Veuillot (1877)
“ Et par où veux-tu donc qu'ils débutent? par le concubinage? N'est-ce pas un procédé dont vous avez sujet de vous louer toutes deux, aussi bien que moi ? Est-il rien de plus obligeant que cela! Et ce lien sacré où ils aspirent n'est-il pas un témoignage de l'honnêteté de leurs intentions ? ”
Charles Thomas-Caraman, La petite bible des jeunes époux… (1911)
“ Procréation Volontaire La genèse de la loi de l'alternance. Le lecteur enclin à la malice, le mari auquel la nature a accordé ses faveurs avec réserve, l'heureux époux qui n'a rien à envier aux familles de ses amis, la femme qui peut montrer comme Cornélie, la mère des Gracques, une belle lignée d'enfants de l'un et de l'autre sexe, se demanderont peut-être à quoi bon se torturer l'esprit, se creuser la tête dans le but de dégager, d'extraire de l'inconnu la solution du problème de la procréation des sexes, de la possibilité d'obtenir à volonté un garçon ou une fille. ”
Louis Ducros, Les Encyclopédistes
“ Le mariage présuppose la concupiscence... ; c’est un mal, dit saint Augustin, dont l’impureté use mal, dont le mariage use bien, et dont la virginité et la continence font mieux de n’user point du tout. ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Et il se tourna vers son bouffon et lui dit : « Je t’accorde le divorce d’avec ton épouse, ô père de la sagesse, afin que tu redeviennes célibataire. » Et il le revêtit d’une magnifique robe d’honneur. Puis il se tourna vers les quatre compagnons, et leur dit : « Quant à vous, votre crime est si énorme, que vous ne pouvez échapper au châtiment qui vous attend ! » Et il fit signe à son porte-glaive de s’avancer, et lui dit : « Enlève-leur les testicules, afin qu’ils deviennent des eunuques au service de notre fidèle serviteur, cet honorable célibataire ! » ”
Antonin Bossu, Lois et mystères des fonctions de reproduction considérées dans tous les êtres animés… (1875)
“ Avant d'exiger en maîtres ce que votre appétit convoite, roucoulez en amoureux, consultez son état physique, ses dispositions morales ; respectez les jours néfastes ; ne l'importunez pas de vos désirs dans ces moments d'agacement nerveux où l'âme est triste et les sens sont peu disposés au -plaisir. Lorsque vous voyez indifférence et répulsion, soyez assez sages pour remettre à plus tard. N'obtenez jamais de force et brusquement ce qu'on vous refuse ; car, prenez-y garde ! la Femme, irritée, peut aller chercher aux bras d'un amant ce qu'elle ne trouve pas dans son mari. ”
Léo Taxil,
Les Pornographes sacrés
“ De l’empêchement par impuissance L’essence du mariage est l’acte charnel consommé et accompli — le coït. — Le mariage est consommé par l’écoulement de la semence de l’homme, ou sperme, dans le vase naturel de la femme — le vagin — ou par l’accouplement de l’homme et de la femme, — le membre viril introduit dans la matrice — de telle manière qu’ils ne forment qu’une seule et même chair, selon ces paroles de la Genèse : Et ils seront deux dans une même chair. ”
Juliette Adam,
Idées anti-proudhoniennes sur l’amour…
(1858)
“ Qu'importent les mots quand on sait ce qu'ils recouvrent? Mais ne dites pas qu'un homme et une femme créent par leur union plus ou moins sacramentelle un organe à l'humanité qui en eût été privée s'ils eussent vécu dans le célibat, le concubinage, la polygamie ou la polyandrie: ce serait absurde; et n'ajoutez pas que la première fonction du couple dans le mariage est de produire la justice : ce serait drôle et l'on rirait. Poursuivons cependant et voyons ce que doit être l'organe de la justice, et comment cela se fabrique. ”
Joséphin Peladan,
Femmes honnêtes, avec un frontispice de Félicien Rops et douze compositions de Bac
(1885)
“ Au jour du jugement ne serait -ce pas méconnaître toute équité de lui imputer à crime la corvée qu' elle s' est imposée pour rester fidèle épouse et éviter à son mari d' inextricables embarras d' argent . Se confesse - t - elle ? et de cela ? Le prêtre , l' éclairant sur sa prostitution , la confondrait . Elle applique , avec l' absence de sens moral de son sexe , la Raison d' Etat à la vie mondaine . Etant donnés son honnêteté et son luxe , peut -elle faire autrement ? Et où est le mal ? A - t - elle un plaisir ? Donne-t -elle du scandale ? Trompe - t - elle son mari ? ”
Pierre-Joseph Proudhon,
La Pornocratie, ou les Femmes dans les temps modernes
“ Oui, l’amour s’impose : mais ne volez pas le bien d’autrui ; soumettez-vous aux conditions de l’amour normal, qui sont le mariage et ses obligations. Dans l’ordre de nature, le concubinat est faiblesse, faute vénielle. ”
Pierre-Joseph Proudhon,
Amour et mariage
“ Si l’on considère l’adultère, la séduction, le viol, la fornication, la prostitution, le divorce, la polygamie et le concubinage comme formant la pathologie de l’amour et du mariage, l’inceste, le stupre, la pédérastie, l’onanisme et la bestialité en seront la tératologie. ”
Jean Fauconney, Le mariage et son hygiène : rapports sexuels… (1903)
“ V. LA VOLUPTÉ DANS SES RÉSULTATS SUR LA SANTÉ ET LA VIE HUMAINE. — La lâcheté et la férocité engendrée par la volupté ; Effets des abus voluptueux sur la fécondité ; Le sperme stimulant de l'économie générale ; La femme plus voluptueuse que l'homme. VI. CHASTETÉ ET CONTINENCE. — Impuissance temporaire ; La chasteté absolue ; Le célibat contraire à la femme ; L'abus des fonctions génitales et l'intelligence ; L'érection rebelle à la volonté. VII. RAPPORTS DES SENS AVEC LES ORGANES GÉNITAUX. — Le toucher, influence des caresses ”
Emmanuel Clément, Guide des gens mariés, par le Dr E. Clément… (1873)
“ Hygiène et philosophie du mariage. déchirée et ensanglantée par un homme doué d'un organe viril très-développé, il arrive aussi, et peut-être plus fréquemment, surtout dans les grandes villes, qu'une jeune femme, authentiquement vierge, mais faible, délicate ou aflligéo de flueurs blanches, mariée à un homme ayant un pénis mince et petit, n'éprouve ni déchirure ni écoulement de sang. Les jeunes filles qui se livrent à des attouchements solitaires ont également les parties élargies, quoique vierges de contact d'homme, et perdent leur virginité sans fournir le signe sanglant. ”
Pierre Louÿs,
Contes choisis...
(1919)
“ Comment un mariage régulier , conclu avec le consentement des deux parties , peut -il entraîner , par des nécessités immédiates et inéluctables , de la part de l' un des conjoints et avec la complicité de l' autre , les crimes de rapt , de séquestration , de proxénétisme , d' attentat à la pudeur , de viol répété , d' inceste , d' adultère et de polygamie ? ”
“ Faut-il avertir votre époux ? — Non, non ; de l'effroi qui te presse, Ma chère enfant, calme l'excès ; Ne crains rien ; si je me confesse, Je ne prétends pas mourir. Mais Les confesseurs sont fort discrets ; Une femme avec assurance Peut leur confier ses secrets. ”
Alfred Delvau,
Dictionnaire érotique moderne
“ Être avare de son sperme, ne le dépenser qu’à bon escient, avec sa propre femme ou avec celles des autres, mais sans furie, sans extravagance, en homme qui tient à jouir jusqu’aux confins extrêmes de l’âge mûr. ”
Albert Lecoy de La Marche, Vie de saint Martin : évêque de Tours… (1895)
“ Ceux qui assimilent le mariage à la fornication sont dans une grande erreur; mais ceux qui le mettent au même niveau que la virginité sont de malheureux insensés. Les sages doivent établir ainsi la distinction : le mariage est toléré, la virginité glorifiée, la fornication punie, à moins qu'on ne l'expie par la pénitence1. ”
Auguste Vitu,
Les réunions publiques à Paris…
(1869)
“ Sans doute, dans la corvée du mariage, il y a des douceurs, mais il y a des fatigues, des luttes, et je n'ai jamais entendu dire que nos bons pasteurs aient ces peines et ces soucis. Ce qui les inquiète principalement est de savoir ce qui arrivera dans le tronc. ”
Joseph Méry,
Salons et souterrains de Paris…
(1858)
“ Tout est ténèbres sous leurs lambris domestiques ; tout est plainte dans leurs entretiens du jour; tout est silence dans leurs entretiens du soir, à l'heure où commence le divorce éternel de la nuit. Chacun d'eux semble garder au fond du cœur un désir horrible, et demander à un veuvage précoce une seconde naissance, une vie nouvelle, une résurrection. ”
Victor Hugo,
Revue des Deux Mondes
“ Nous en avons eu récemment un exemple effrayant. (Le duc de Praslin.) Voici comment les choses ont pu se passer. On s’épouse. Sans se connaître. Les familles s’épousent, les terres s’épousent, les coffres-forts s’épousent, les noms s’épousent. Le jeune homme et la jeune fille ne se sont pas appareillés. Cependant on les marie. Les voilà mariés. Un beau jour la discordance éclate. Ces deux natures sont mal accouplées. Tout contact leur est choc. Les baisers s’achèvent en morsures. Le mari fait obstacle à la femme, la femme fait obstacle au mari. ”
Auguste Comte,
Testament d'Auguste Comte, avec les documents qui s'y rapportent…
(1884)
“ Vous ne savez pas à quel degré d'exaspération me pousserait une violence de ce genre; une femme qui a vécu dans la continence pendant longtemps ne peut se donner qu'avec enthousiasme ou la résolution de devenir mère. Je connais le mariage, et je me connais mieux que le premier savant du monde. ”
Fredrika Bremer,
Nouveaux Tableaux de la vie privée…
(1862)
“ Du reste, c'est parfaitement naturel, et sous ce rapport le mariage suit la loi éternelle imposée à toute existence terrestre. Les diverses formes de la vie portent en elles la corruption et la dissolution ; un vermisseau venimeux ronge la racine même de l'arbre de l'univers. ”
Sigmund Freud,
Introduction à la psychanalyse
“ Nous qualifions en effet de perverse toute activité sexuelle qui, ayant renoncé à la procréation, recherche le plaisir comme un but indépendant de celle-ci. Vous comprenez ainsi que la ligne de rupture et le tournant du développement de la vie sexuelle doivent être cherchés dans sa subordination aux fins de la procréation. Tout ce qui se produit avant ce tournant, tout ce qui s’y soustrait, tout ce qui sert uniquement à procurer de la jouissance, reçoit la dénomination peu recommandable de « pervers » et est, comme tel, voué au mépris. ”
