Résumé

Portrait de Adolphe Belot Adolphe Belot Le diable à quatre : roman parisien (1886)

Si , une villa charmante , avec un jardin , un vrai jardin , planté de vrais arbres , au feuillage touffu et d' un vert naturel , ombrageant une pelouse authentique , soyeuse comme un tapis de peluche .
– Et quelle vue !... s' exclama Régine .
– Oh ! superbe , la vue ! poursuivit de Chenne . Devant soi , la Manche , le Havre et Sainte-Adresse ; derrière , un océan de verdure : la forêt de Touques ; à droite , l' embouchure de la Seine , jusqu' à Honfleur ... sans compter que la
plage est à vos pieds : vingt minutes de marche au plus ! Avec « un bon lorgnette » on distingue les baigneuses .
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Belot Adolphe Belot Le diable à quatre : roman parisien (1886)

Alors une lutte commença , lutte toute de nerfs , plus affolante encore que le baiser qui l' avait provoquée , lutte où les souffles se mêlaient , où les poitrines se pressaient , où les bras et les jambes étaient meurtris par des froissements douloureux , dont la brûlure valait d' excitantes caresses .
Soudain , par un dernier effort , Régine échappait pour la seconde fois à Deverny , et courait s' enfermer dans sa chambre , dont elle poussait le verrou et barricadait la porte à l' intérieur .
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Belot Adolphe Belot Le diable à quatre : roman parisien (1886)

A l' entrée de Régine et de Claire dans les salons , les hommes , d' un même mouvement , avaient tourné la tête vers elles , interrompant les conversations en train . Et , tandis qu' elles se dirigeaient vers le seul canapé inoccupé , tous les regards enveloppaient leur gorge et leurs épaules déjà entrevues à la plage , lors du bain quotidien , et plus superbes encore sous l' éclat des lustres et des girandoles .
Dès qu' elles furent assises , des propos
s' échangèrent à voix basse , d' homme à homme .
Source : Gallica

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