Arnould Frémy, Les femmes mariées (1862)
“ MONRIGUÉ. Un an de mariage, ce n'est donc rien? Nous ne saurions passer éternellement notre existence à nous mirer dans les yeux l'un de l'autre, à nous sourire, à nous adresser de longues phrases d'amour? JULIETTE. Moi qui croyais qu'il ne pouvait jamais y avoir trop d'amour entre mari et femme !.... MONRIGUÉ. C'est une erreur, chère amie... Ce qu'il faut surtout en ménage, c'est un bon attachement raisonné, pratique... JULIETTE. Oui, et bien froid, bien sec, sans aucune effusion, sans aucun signe d'abandon ni de tendresse... Dis, est-ce là ce que tu veux? ”
