Pierre-Victor-Henri Berdalle de Lapommeraye Molière et Bossuet : réponse à M. Louis Veuillot (1877)

J'enlevais tout le fiel que vous prétendez être dans ces vers, qui, s'ils sont enfiellés, l'ont été par les dévots seulement; je ne versais à mes fidèles que le suc de cette poésie tant vantée par Boileau. Aussi, grâce à cette préparation, Tartuffe n'était plus une machine de guerre contre l'Église : c'était bien pour les gens de petite rente et de petit négoce, ou autres, ce que Molière avait voulu composer : une satire contre les hypocrites. Il n'y avait plus dans les
cinq actes des mystères d'iniquité.
Source : Gallica

Pierre-Victor-Henri Berdalle de Lapommeraye Molière et Bossuet : réponse à M. Louis Veuillot (1877)

Le prédicateur commence par la prière et finit par la bénédiction. Il évoque Dieu et ouvre les portes de l'éternité devant les fidèles prosternés.
Avec de tels moyens, dans de telles conditions, armé d'une telle force, il faut être nul pour n'être pas supportable ; bien médiocre, pour n'être pas accepté; le talent en est rehaussé; pour le génie, il brille dans la chaire comme ailleurs, car c'est le propre du génie de s'affirmer dans quelque sphère qu'il se produise, mais il n'en est que plus éclatant encore.
Source : Gallica

Pierre-Victor-Henri Berdalle de Lapommeraye Molière et Bossuet : réponse à M. Louis Veuillot (1877)

« Ah ! esprits ! soyez utiles ! servez à quelque chose. Ne faites pas les dégoûtés quand il s'agit d'être efficaces et bons. L'art pour l'art peut être beau, mais l'art pour le progrès est plus beau encore »
« Être utile, ce n'est qu'être utile ; être beau, ce n'est qu'être beau; être utile et beau, c'est être
sublime. C'est ce que sont saint Paul au premier siècle, Tacite et Juvénal au deuxième, Dante au treizième, Shakspeare au seizième, Milton et Molière au dix-septième (1) . »
Tous les penseurs cherchent à maintenir ou à ramener le théâtre dans cette voie de la moralisation.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature