Le concubinat désigne une union informelle ou non sacramentelle entre deux personnes, souvent située à la frontière du mariage et de la cohabitation. Ce thème a été abordé par divers auteurs à travers des prismes juridiques, sociaux et moraux. Fernand Joret Des Closières souligne son déclin lié à l'idée d'une union sacrée et indissoluble, tandis que Pierre-Joseph Proudhon le juge comme une faiblesse morale, refusant à ses protagonistes les droits du mariage.
Ernest Glasson, quant à lui, le présente comme un lien légal mais inférieur, marqué par l'absence de cérémonie. Ces approches révèlent une tension entre la légitimité sociale et les enjeux juridiques, illustrée par les débats sur la filiation, le divorce ou la condition des concubines. Le concubinat, ainsi, apparaît comme un miroir des transformations des normes conjugales et des rapports de pouvoir dans les sociétés.