Affranchissement (droit)

Définition et enjeux

Paul Lucas-Championnière De la Propriété des eaux courantes… (1846)

Les droits de justice subirent une altération plus profonde encore dans les conventions des onzième, douzième et treizième siècles, connues sous le nom d'affranchissement des communes. Le véritable, caractère de ces actes passés entre un seigneur justicier et ses sujets n'est pas toujours un affranchissement de serfs, car les communes ne sont pas des esclaves ; au contraire, le plus souvent les hommes y stipulent comme libres et francs.
Source : Gallica

Portrait de Firmin Laferrière Firmin Laferrière Essai sur l'histoire du droit français… (1885)

Mais, si le seigneur ne faisait pas payer le droit entre les mains du roi, l'affranchissement était nul, et le roi pouvait attacher le serf à la glèbe de ses domaines. Le quinzième siècle en "a fourni des exemples ; une ordonnance de Charles VII et la coutume de Meaux prononcent cette espèce de confiscation de la personne affranchie 3.
Source : Gallica

Amédée Trouillard Glossaire du droit françois, contenant l'explication des mots difficiles qui se trouvent dans les ordonnances des roys de France… (1882)

L'affranchissement se faisait du temps de Saint-Louis, par des lettres dans lesquelles le seigneur attestait qu'il avait affranchi son homme de corps ; qu'il le franchissoit et manumettait, lui et ses hoirs nés et à naître, et toute la postérité d'iceux jusqu'à l'infini. Les affranchissements n'avaient lieu que rarement, parce qu'il était défendu à tout seigneur de diminuer la valeur de son fief.
Source : Gallica

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