Résumé

Portrait de Alexandre Lefas Alexandre Lefas De la notion de juridiction gracieuse… (1896)

Une question, non de droit, mais de fait, est seule en jeu : « L'absence, dit le tribun Thibaudeau, ne comporte pas des règles aussi précises que les autres matières du droit civil ; le législateur est obligé de se guider d'après des présomptions fondées sur des probabilités. C'est dire que les faits jouent un grand rôle dans l'absence. Or les faits ne peuvent pas se réduire en principes immuables; il faut laisser au juge le pouvoir de les apprécier (1) . »
Toutes ces considérations nous engagent à faire de la déclaration d'absence elle-même un acte de juridiction non contentieuse.
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Lefas Alexandre Lefas De la notion de juridiction gracieuse… (1896)

Le ministère public représente la société. Il fait partie du tribunal. C'est au titre de magistrat qu'il est, d'office, le défenseur des incapables. En l'espèce, il ne reçoit pas d'ajournement et ne peut être mis sur le pied d'un particulier plaidant contre un autre. Oserait-on dire que la décision du tribunal, contraire à son avis, constitue un acte coërcitif à son encontre et au profit de la partie qui triomphe? La vérité est que la division
du gracieux et du contentieux n'existe pas à l'égard du ministère public.
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Lefas Alexandre Lefas De la notion de juridiction gracieuse… (1896)

Que signifie le terme de juridiction gracieuse, employé dans notre droit par opposition à celui de juridiction contentieuse?
La juridiction, dans l'acception commune, est le pouvoir de celui qui a le droit de juger (1) . Quand à l'adjectif « gracieuse», certains lui donnent ici, comme synonyme, le mot « volontaire » (2) . Dans tous les cas, son opposition à « contentieuse » fournit quelque aperçu de la distinction. L'on évoque, au regard des luttes judiciaires, une série d'actes non litigieux.
Source : Gallica

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